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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 22:30

Nous vous compterons notre périple du mois de juin dans un article à paraitre dans la prochaine revue. En attendant, voici nos photos illustrant ce que fut notre Raid Cyclo du Massif Central, un circuit proposé par la FFCT, mais qu’il nous fallut modifier pour en faciliter le retour. Ainsi, nous avons traversé les parcs naturels régionaux du Livradois-Forez, des Volcans d’Auvergne, le parc national des Cévennes, le Gévaudan, les gorges du Tarn entre autres territoires.

9 jours de vélo en autonomie, en tandem comme d’habitude, à la découverte de la France profonde au climat continental :

Jour 1 : Roanne – St Dier d’Auvergne

Jour 2 : St Dier – Le Mont Dore

Jour 3 : Le Mont Dore – Salers

Jour 4 : Salers – Faverolles

Jour 5 : Faverolles – Mende

Jour 6 : Mende – Ste Enimie

Jour 7 : Ste Enimie – Le Vigan

Jour 8 : Le Vigan – Hérépian

Jour 9 : Hérépian – Béziers

Et nous vous donnerons juste quelques éléments propres aux cyclistes :

  • 7 départements traversés (dont la Corrèze en quelques minutes)

  • 43h45 de selle soit en moyenne un peu moins de 5h/jour

  • 820kms soit en moyenne un peu plus de 90kms/jour

  • 12100D+ soit en moyenne un peu plus de 1340m/jour

  • 1 incident mécanique (pédalier dévissé)

  • Zéro crevaison

  • Et des centaines d’images plein la tête…

Pour les curieux ou les impatients voici à quoi ressemblait le parcours :

 

Après 2 années en Corse, retour sur le Continent…
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Publié par Nadine et Jacques
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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 19:16
ND des Anges revisitée

En l’absence de nos narrateurs habituels lors de la sortie, je me devais de vous faire un petit résumé de la journée.

En effet, nous ne sommes que 5 au sommet du Col de l’Ange ce samedi 16 juillet, et avec Jean-Louis J qui nous klaxonne en passant en voiture, nous savons que nous serons au moins 6 pour la ballade. Et comme on dit parfois, il n’y aura pas la quantité mais pour cette fois-ci non seulement la qualité mais aussi et surtout l’homogénéité, propriété qui fait souvent défaut. Regroupement donc des candidats du jour au sommet du Camp, puis café à Signes où aucun cyclo supplémentaire ne fera son apparition.

Nous filons bon train sur Méounes puis Garéoult, Forcalqueiret, Ste Anastasie, Besse/Issole. Il fait déjà chaud (25°C), mais le petit « grégaou » qui nous souffle sur le nez nous ventile correctement. Cette année, suite à une discussion avec mon paternel, j’ai concocté une montée via Gonfaron et non Pignans, ce qui sera une variante mais surtout une 1ère. Donc nous tirons jusqu’à Flassans où à la sortie du village 2 côtes successives à 10% refroidissent un peu la motivation des cyclos. J’essaie de les rassurer en arguant qu’habituellement nous avons aussi 1 bosse en allant sur Pignans. Heureusement, la route redescend ensuite vers Gonfaron et le courage revient. Gérard conseille JP Bo de mettre des pierres dans ses poches avant d’arriver au village. (Pour ceux qui ne seraient pas du coin, à Gonfaron, les ânes volent…)

A 11h pétante nous entamons dès la sortie du village la montée annoncée de 10kms, et la 1ère rampe fait pas moins de 10%. Ça inquiète un peu, mais heureusement qu’elle est courte et ne sert qu’à nous sortir du village. Le reste sera un pur plaisir sur cette petite route qui serpente à l’ombre des châtaigniers, avec un pourcentage régulier de 7-8% sur les ¾ puis à 4-6% sur la fin. Cette route me fait penser à la montée de la Ste Baume par Rougiers par son étroitesse et son revêtement granuleux, en plus ombragée et plus pentue. Jean-Louis qui comptait faire le plein d’eau à la source en cours de montée, la cherche toujours… on n’était pas sur la route habituelle.

Regroupement devant la chapelle un peu après midi, JP Bo n’a pas gerbé à l’arrivée cette année ! Faut dire qu’il est monté à sa main, et non au rythme de costaudsJ. Recueillement au sein de la chapelle, où comme lors de ma précédente venue nous sommes seuls.

ND des Anges revisitée

Nous redescendons vers Collobrières, car il commence à faire faim, et contrairement à ma dernière venue, nous ne rejoignons pas la D39 qui va de Gonfaron à Collobrières via le col des Fourches. Nous empruntons la route des crêtes Marc Robert, petite route que j’avais empruntée à la montée il y a nombre d’années lors d’une sortie mimosas organisée par feu M Augereau. Paulo pour sa part n’est jamais descendu que par cette route-là, signe qu’en 2013 lors de ma précédente venue il n’était pas de la partie (vérifié sur mes photos de cette année-là où nous étions 9).

Peu avant 13h nous arrivons sur la place du Village, et sitôt débarqués nous voyons approcher le patron du restau qui m’interpelle : « il est où mon collègue avec qui je bois le pastis au comptoir d’habitude ? ». La plupart l’auront reconnu par son absence sur la photo, aussi je signale à notre restaurateur qu’actuellement il est parti se mettre au vert dans les Alpes ! Paulo nous offre l’apéro, et Gégé assure l’intérim au jaune à la santé des absents (entre autres Michel Gu bloqué à cause de l’actualité) :

ND des Anges revisitée

Nous nous requinquerons d’un excellent cochon confit cuit à basse température dans de la graisse de canard accompagné de pommes de terre, suivi d’un fromage blanc à la crème de châtaignes (spécialité locale). C’est pas tout ça, mais faut repartir. Passage à la fontaine pour un rafraichissement, et après une pause à rallonge de plus d’1h ½ nous reprenons la route. La chaleur est toujours là à 29°C, mais maintenant c’est un vent d’Ouest qui nous souffle à nouveau dans le nez. On reste groupés, et en l’absence de parcours papier, arrivés à Pierrefeu je m’en remets à Garmin pour rejoindre Sollies Pont. Celui-ci nous fera aller direct sur une très bonne route qui filera le long de la voie ferrée. La Vallée du Gapeau est là, nous faisons escale à la fontaine de Sollies Toucas où JP passera cul par dessus tête en entrant sur la placette. Rien de grave heureusement, sans doute un manque de lucidité ou un peu de fatigue…

La suite est classique, Signes où nous nous ravitaillons en liquide (JL file à la boulangerie, il est sur la réserve, il lui faut du solide) puis remontée jusqu’au Camp. Là nous abandonnons ce dernier et descendons vers Cuges puis remontée du Col de l’Ange, terme du parcours.

Une belle variante qui a satisfait tout le groupe, 155kms et 1736 D+ pour 7h15 de vélo. A l’an prochain sans doute, à une autre période plus propice peut-être…

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Publié par Jack
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 05:04

Oui, oser combiner une Flèche de France, de plus la «Paris – Briançon» avec son final époustouflant par les cols du Télégraphe, Galibier et Lautaret – même en descente, on le compte ! – avec la 17ème édition de la «Gauthier – Moutin» et des parcours concoctés par Jipi, pas en reste non plus au niveau des difficultés, paraissait un pari, un challenge un peu fou… Et pourtant Thierry P. et Jipi l’ont relevé avec un franc succès !

Sans trop rentrer dans les détails qui seront à lire dans la prochaine Roue Ensoleillée, je m’en vais résumer ce nouvel opus de nos deux cyclocampeurs invétérés…

Donc, le lundi 20 juin au soir, un train de nuit, direct de la Gare de la Blancarde à celle d’Austerlitz à Paris, va les livrer le mardi matin dans la grisaille parisienne, une grisaille qui deviendra crachin et pluie fine dans la vallée de la Seine. Coup d’œil pathétique à Moret-sur-Loing, l’une des villes les plus touchées par les crues de ces dernières semaines.

Un cocktail étonnant, détonnant…
Un cocktail étonnant, détonnant…
Un cocktail étonnant, détonnant…
Un cocktail étonnant, détonnant…

Ensuite, le soleil se lèvera et ne les quittera plus guère, à part trois orages violents sur les tentes, heureusement sans dégâts, et une courte mais intense averse lors de la montée italienne du Mont Cenis. Avec un plaisir incommensurable, ils découvriront la belle vallée de l’Yonne, le Canal du Nivernais, où l’ivresse du pédalage sur le chemin de halage les entraînera plus loin que n’en prévoyait le programme, la pittoresque cité perchée de Vezelay et sa basilique monumentale, l’un des points de départ du Chemin de Compostelle, le Morvan, magnifique région bourguignonne, champêtre, boisée mais ô combien bosselée, la Vallée de la Saône, les étangs des Dombes avant de contourner les collines du Bugey, contreforts du Massif du Jura, puis de rentrer en Savoie par les Cols de la Crusille et de l’Epine. Splendeur des coteaux plantés de vignes au pied des montagnes enneigées qui semblent infranchissables… Et pourtant ils vont les franchir, avec leurs lourdes «valises» !

Col du Galibier (2 642 m), bonheur de l’effort accompli, ivresse des cimes avec le Massif des Ecrins qui vous domine, communion avec les nombreux cyclistes, toutes catégories confondues, joie de terminer ce parcours somptueux depuis Paris, proposé par l’ACP : pour rallier Briançon, il n’y a plus qu’à descendre !

Une après-midi de repos en Italie entre les Cols de Montgenèvre et du Mont Cenis : que du bonheur !

Un cocktail étonnant, détonnant…

Après la longue ascension du Mont Cenis depuis Susa (30 kms, 1 600 m de dénivelée) ils rejoindront leurs camarades pour une «Mout Mout» endiablée dont les aventures vous ont déjà été contées. Plaisir de pédaler pendant deux jours sur des machines légères, légères…

Le dernier dimanche, alors que le groupe s’en va gravir Télégraphe et Galibier, ils reprennent leurs lourdes sacoches pour un ultime trajet de cinq belles journées qui les verra pédaler à travers le bucolique, désert et redoutable balcon de Belledonne, souffrir de la chaleur dans la véritable chaudière de Vizille, retrouver un peu de fraîcheur dans le Dévoluy avant d’entendre les cigales dans la Vallée de la Durance, de s’émerveiller devant les lavandes bleues du Plateau de Valensole puis d’accueillir avec une joie indicible Denis et Noël, venus les attendre au sommet des «17 Tournants». Une vieille tradition de la section, d’aller à la rencontre des «chevaucheurs au long cours» mais qui a malheureusement tendance à se perdre…

C’est donc à quatre que se termine ce formidable périple, sans fatigue excessive, sans incidents mécaniques notoires à part deux crevaisons et quelques déraillements de chaîne, et surtout un immense bonheur, une grande fierté, tout de même, de s’être enthousiasmé devant tant de chefs-d’œuvre de Dame Nature et d’avoir parcouru plus de 1 600 kms à bicyclette, en autonomie totale – hormis la «récréation» de la «GM» - escaladé environ 20 000 mètres de dénivelée positive et franchi cinq cols de plus de 2 000 m. Une petite coupure s’impose mais vive les prochaines aventures !

ITINERAIRE

Etape

Date

Parcours

Kms

Dénivelé

Hébergement

Flèche de France paris – Briançon (Randonnée Permanente FFCT / ACP)

  1

Ma 21/06

PARIS (Auster) – moret s/loing (77)

81

 

Hôtel F1

  2

Me 22/06

moret s/loing - TOUCY (89)

114

Camping

  3

J     23/06

TOUCY - saulieu (21)

125

Camping

  4

V    24/06

saulieu - savigny s/grosne (71)

118

Camping

  5

S     25/06

savigny - villars les dombes (01)

106

Camping

  6

D    26/06

villars les dombes - novalaise (73)

102

Camping

  7

L    27/06

novalaise - st jean de maurienne (73)

117

Camping

  8

Ma 28/06

st jean de maurienne - briançon (05)

89

Gîte d’Etape

TOTAL

852

 8 434 m

 

Jonction Briançon – St Michel de Maurienne

  9

Me 29/06

briançon – Salbertrand (Italie)

39

600

Camping

10

J    30/06

Salbertrand - St Michel de Maurienne (73)

102

1 600 m

Hôtel

TOTAL

140

2 200 m

 

«MOUT-MOUT» 2016 en Maurienne

11

V   01/07

gLANDON, cROIX DE FER ET mOLLARD

96

2 100 m

Hôtel

12

S   02/07

ISERAN (au Départ de lanslebourg

67

1 500 m

Hôtel

TOTAL

163

3 600 m

 

Retour Marseille

13

D   03/07

St Michel de Maurienne - allevard (38)

83

570 m

Camping

14

L   04/07

allevard - vizille (38)

78

1 739 m

Camping

15

Ma 05/07

vizille - montmaur (05)

93

2 040 m

Camping

16

Me 06/07

montmaur - valensole (04)

129

1 251 m

Camping

17

J   07/07

valensole - marseille

107

1 207 m

 

TOTAL

496

6 807 m

TOTAL GENERAL

1 652

20 041 m

 

 

COLS

Etape

Nom

Altitude

Dép

  5

Col des Chèvres

   419 m

71

  6

col de la crusille

   573 m

73

  7

col de l’epine

   987 m

73

  8

col du telegraphe

1 566 m

73

  8

col du galibier

2 642 m

73 / 05

  8

col du lautaret

2 057 m

05

  9

col du montgenevre

1 854 m

05

10

col du mont cenis

2 083 m

73

11

col du glandon

1 924 m

73

11

col de la croix de fer

2 067 m

73

11

col du mollard

1 630 m

73

12

col de la madeleine *

1 746 m

73

12

col de l’iseran

2 770 m

73

14

col du barioz

1 041 m

38

14

col des ayes

   944 m

38

14

col des mouilles

1 020 m

38

15

col de st sebastien

   926 m

38

15

col du festre

1 442 m

05

16

col d’espreaux

1 160

05

 

Total : 19 cols

* : Petit col dans la montée vers le pied du Col de l’Iseran, rien à voir avec son homologue, célèbre et difficile, qui relie Maurienne et Tarentaise, comme l’Iseran.

 

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Publié par JiPi
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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 05:50

3 jours dans la vallée de la Maurienne, 9 cols de haute montagne escaladés, 7000 mètres de dénivelé, 250 kilomètres parcourus, des noms de légende, Glandon, Croix de Fer, Mollard, Madeleine et Iseran, Mont Cenis, Télégraphe (2 fois), Galibier.

 

Ce sont des forçats de la petite reine, des guerriers qui se sont inscrits dans la lignée d’Hannibal franchissant les montagnes avec ses éléphants, ou de Napoléon construisant la route du col du Mont Cenis pour gagner l’Italie. Oui, nous étions sur les traces des plus grands conquérants et nous avons également à notre manière été des conquérants… aux petits braquets, tout petit braquet. Car il en faut des couronnes (de laurier ou d’épine, au choix), pour franchir des monuments du cyclisme, et le 28 ou le 30 dents ont chauffé un maximum, d’aucun regrettant de ne pas en avoir encore en réserve.

Ode aux guerriers
Ode aux guerriers
Ode aux guerriers

La beauté des paysages était au rendez-vous, le beau temps, la pluie, le froid, c’est comme çà qu’on tisse la légende de la GM (Gauthier Moutin) qui fêtait cette année sa 17° édition, après deux années d’interruption. Vous avez tous été des guerriers, des héros, les héros de l’ASPTT. Haut les cœurs, sonnez trompettes et buccins, jouez hautbois, résonnez musettes. Vous êtes entrés dans la légende. Cette édition aura sa place particulière dans nos mémoires, ni plus, ni moins que les autres, mais sa place toute entière. Elle a été belle, grâce à vous tous, grâce à l’esprit d’équipe qui nous anime.

 

Ils sont durs ces cols, ils sont hauts, ils ont des pourcentages qui pour certains font frémir. Le Glandon est le plus dur sans doute, avec ses 22,5 km de montée et ses 8 derniers kilomètres où chaque borne kilométrique annonce la souffrance prochaine, 8%, 9%, 9%, 6%, 9%, puis 10%, puis 11%, pour finir à 10%. C’est interminable, on souffre, on serre les dents, on maudit l’organisateur, on s’arrête prendre une photo (prétexte pour faire redescendre la chaudière), on boit, on mange mais on souffre encore et toujours, plus que 6 km, plus que 5 km, plus que 4, plus que 3, plus que 2, et survient la flamme rouge où on distingue la face hilare de ceux qui sont déjà au sommet. Enfin arrive la délivrance, ce sommet qu’on est venu vaincre et une joie incommensurable qui vous étreint. On l’a franchi et la photo avec la plaque du col avec les forçats devant et fiers comme Artaban (à juste titre) viendra témoigner pour l’éternité, avec de larges sourires, que l’essentiel a été atteint. On pourra dire : je l’ai fait !

 

Ode aux guerriers

Oui, vous êtes, nous sommes des guerriers, au sens noble du terme, des conquérants de l’inutile mais peut-être aussi de l’essentiel : être ensemble, communier dans une passion partagée et entretenue au fil des ans, renouvelée dans de nouveaux défis. Chacun vient avec ses valises, mais ensemble, notre havresac est léger, rempli de nos souvenirs d’enfance, des images du Tour de France, des légendes écrites par nos héros d’hier et d’aujourd’hui. Oui, nous avons mis nos roues dans les leurs, beaucoup moins vite certes, mais avec tellement d’émotion et de joie partagée. C’est beau le vélo, cette communion, ces bêtises racontées le soir autour d’une bonne table, ces histoires d’anciens combattants que nous sommes, de guerriers qui ne pensent pas encore au repos, tant que leurs forces leur permettront de continuer, encore, encore et encore… Jusque là, pas de faute !!!

 

Alors à l’année prochaine pour de nouvelles aventures ?

 

Bravo à tous, votre GO, Pierre

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Publié par Pierre
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 19:21

Je  vais avec un peu de retard vous conter notre sortie autour du toujours aussi pittoresque tour du lac de Serre Ponçon car à moitié écrit j’ai été victime d’une panne d’ordinateur. Nous en sommes à la cinquième édition la première ayant eu lieu en 2006,  sur une proposition de Pierre Moutin.

C’est depuis Tallard (05) que le départ se fait pour un parcours de 140 km pour un dénivelé d’environ 2500m. Pour admirer cette belle étendue d’eau depuis Embrun jusqu’à Espinasses (20km) sur une largeur de 3 km alimentée par les eaux de la Durance et de l’Ubaye il faut se lever tôt pour un RDV à 7h30 et une mise en route vers 8h car la prise d’un petit noir et quelques viennoiseries sont nécessaires.

Sur de petites routes longeant le canal EDF au milieu de vergers (pays de la pomme) et de champs où toute circulation automobile est absente, nous arrivons au pied de la première difficulté du jour, le col Lebraut. Huit sociétaires ont fait le déplacement avec des fidèles comme Pierre l’organisateur, Gérard, Jean Y, Denis mais nous avons comme J Pierre Bo, J Marc, Michel Gu qui en sont à leur première fois ou notre président Paulo à la deuxième. Il faut savoir que toutes les éditions n’ont jamais dépassé 10 unités et pourtant les paysages qui nous sont proposés sont de toute beauté. Premier arrêt au belvédère pour la photo et jeter un œil au lac et au barrage et c’est parti pour les 6km d’ascension. Ciel légèrement couvert, peu de vent, température agréable nous grimpons sur une route au bon revêtement sans trop de difficulté, en effet ce n’est que le début d’une longue journée. Traditionnelle photo au panneau du col LEBRAUT avant de se laisser glisser jusqu’à Chorges. Ravitaillement en eau et « boulange » pour les plus affamés.

 

Le Tour du lac de Serre Ponçon

Maintenant sur une route toujours aussi parfaite au milieu des champs où paissent vaches et moutons nous traversons la campagne aux tous petits villages à une altitude moyenne de 1200m. Respirons l’air pur loin de notre pollution urbaine. Nous allons jusqu’à Puy Sanieres chercher la descente qui nous mènera à Savines le Lac pour la pause méridienne en passant par Saint Apollinaire-les Raflards-les-Méans. Les sommets alentours sont bien encapuchonnés et le ciel bien gris. Les prévisions météo seront-elles bonnes ? Pluie dans l’après-midi ? En attendant pause repas et tous à la « fourchette » pour prendre un peu de force. Malgré le nombre de touristes qui ne sont pas en train de bronzer sur la plage ou à faire du bateau mais au restau, le service sera rapide. En 1h café pris la cause est entendue et nous pouvons attaquer la deuxième partie qui est avec option : Col du Pontis ou non ? Chers amis vos collègues cyclos sont vaillants. JMarc suivi par JPierre et Michel souhaitent se faire mal sur les 4km400 sur une pente moyenne de 10% avec des passages bien plus ardus jusqu’à 14% mais avec une vue imprenable sur le lac. Gérard nous rejoint avec un temps de retard. Même s’ils sont à la peine nos primo découvreurs sont ravis. Dommage pas de panneau au sommet pour la photo mais le pointage de la FFCT pour la randonnée des 7 cols Ubayens. Nous sommes très prudents dans la descente difficile par des virages en épingle, du gravillon et la chaussée un peu dégradée. Nous retrouvons les 3 qui ont coupé par le Sauze du Lac, Paulo, Jean et Pierre qui en 2006 avait eu très peur dans la descente du Pontis sous la pluie. Nous traversons l’Ubaye et par un faux plat montant nous nous dirigeons vers le pied du col Saint Jean. Les prévisions météo se confirment les premières gouttes se manifestent. Pour le moment rien de sérieux. Mais ça va se corser dans les six premiers kilomètres de la grande route qui va du Lauzet sur Ubaye à La Bréole, la pluie s’intensifiant. Arrêt imperméable obligatoire mais ce ne sont que des averses sporadiques. Nous admirons toujours les eaux turquoises du lac sur notre droite et nous virons à gauche pour terminer les quatre kilomètres qui nous mènent au sommet du col (1330m) ; photo obligatoire et un deuxième col des 7 ubayens. Pluie plus violente dans la descente qui nous mène à Selonnet et chute de la température, 12° seulement. Je ne souhaite pas un arrêt « buvette » mais Pierre est pour et comme c’est le « chef »… Boissons chaudes pour se réchauffer et violentes averses à l’extérieur, nous prenons à l’unanimité la décision suite aux mauvaises conditions climatiques, pluie et froid, d’éviter le col du Garcinet pour descendre par la vallée de la Blanche, 14km sauf erreur. Toujours des averses plus ou moins violentes. Nous sommes bien trempés surtout JPierre mal équipé mais c’est le métier qui rentre, on apprend tous les jours et en Normandie évidemment la MONTAGNE ?

Le Tour du lac de Serre Ponçon

La route n’étant pas nettoyée par la DRIRE avant la période estivale de nombreuses pierres plus ou moins grosses jonchent la chaussée et j’y vais d’une crevaison pour retarder le groupe bien transis. Réparation assez rapide, Michel me qualifiant de professionnel, nous repartons rechercher la route empruntée tôt ce matin. Quelques coups de cul qui sont difficiles car il fait froid et nous sommes un peu « râpés ». Chacun est pressé de retrouver son véhicule et des vêtements secs pour se changer. Nous sommes trois en chasse patate et au premier panneau indiquant TALLARD nous filons. Erreur, nous sortons du parcours officiel mais les 5km sur grande route en légère descente ne sont pas dangereux. Sur le parking nous apprenons que l’autre groupe a également emprunté le même chemin.  Les nouveaux venus sont heureux d’avoir découvert ce joli parcours qui peut se faire avec plusieurs options qui se prennent selon la météo ou son état de forme, Pontis ou pas, Garcinet ou pas, une seule fois effectué en sens inverse avec Vallée Blanche-Col des Fylis-Le Sauze du Lac et rentrer par le col Lebraut.

Alors si dans les prochaines années ce parcours est une nouvelle fois au calendrier n’hésitez pas venez y poser les roues vous ne serez aucunement déçus.

 

130km     2630D+     7H10’     17. !km /h

Participants : Moutin-Motte-Yeghiazarian-Guisset-Esclangon-Bouquetot-Rimini- Berthomieu

 

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Publié par Denis
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 16:27

           Pour diverses raisons voilà trois ans que je ne me suis pas engagé sur une si longue distance, 235 km sont prévus si nous respectons le parcours. J’en aurai 225 à l’arrivée.

            Ce parcours est l’œuvre de notre ami Pierre Flecher ex adhérent de notre section et également président intérimaire avant de se retirer dans les Landes pour jouir pleinement de sa retraite ; il nous fait parvenir assez souvent de ses bonnes nouvelles. Au Siècle dernier cette randonnée comptait pour le challenge des randonnées permanentes organisé par le CODEP 13 et également du challenge Euro-Triangle. Le départ toujours de la Place Bougainville se faisait à 6h00 et fin Mars ce qui nous faisait partir avec un éclairage léger puisque nous traversions la ville éclairée jusqu’à Plan de Campagne (12km). Le déjeuner tiré du sac ou acheté sur place pouvait se tenir à Manosque (120km). En 1990 nous étions 25, en 1993, 20  selon mes archives. Au XXI ème siècle le nombre de participants ne cesse de chuter, un peu plus d’une dizaine avec 14 présents en 2013, sinon 4+1 en 2015 et 6 en 2016.

 

Les photos de Joël
Les photos de Joël
Les photos de Joël
Les photos de Joël
Les photos de Joël
Les photos de Joël

Les photos de Joël

   Ce parcours est des plus pittoresque où vous pourrez admirer Eguilles (village perché), Rognes et son église du XVIIème que vous ne prendrez pas le temps de visiter, voici Cadenet et son tambour d’Arcole après avoir franchi la Durance, depuis Lourmarin village classé vous gravirez la combe du même nom pour atteindre le sommet du col du Pointu (499m). Vous bifurquez sur votre droite en direction de Saignon qu’on oublie sur notre gauche pour à travers champs de lavande arriver à Auribeau et sa belle fontaine pour un ravitaillement en eau. Vous glissez par une belle pente vers Castelet  pour emprunter en bas de descente le circuit cycliste à travers la campagne et retrouver le grand axe pour arriver vers 12h30 à Cereste devenant depuis quelques années la pause méridienne. Vous aurez parcouru 100 km.

        Bien rassasiés sous une belle allée de platanes vous partez gravir le col de Montfuron (645m) et descendrez à belle allure vers Manosque, le pays de Giono. Encore quelques tours de roue et voici Gréoux-les-Bains, station thermale et son château et quelques kilomètres plus loin voici Vinon-sur-Verdon, un peu de fraicheur et il est temps d’aller se tremper à la fontaine, pieds et fesses pour certains. Maintenant si le vent vous est défavorable il vous faudra appuyer plus fortement pour atteindre Ginasservis, passer aux abords de La Verdière et atteindre Rians, très beau village provençal et n’oubliez pas ses manifestations du 8 Mai. Si vous n’êtes pas trop « entamés » par les kilomètres parcourus (160), la chaleur et le vent s’ils sont présents , vous arrivez sur des routes que vous avez dû parcourir sur d’autres randonnées. Mais avec 160 km au compteur et 8h de selle le Puits de Rians ressemble à un col et il vous tarde de descendre les 17 tournants pour atteindre Pourrières (180) et peut être vous désaltérer sous les platanes au bar du Var, sinon vous avez la fontaine.  Encore quelques kilomètres et vous retrouvez le département des BdRh, voici Trets, Peynier et le pied du Jaillet, encore un petit effort à l’abri du vent si toutefois ce dernier souffle, un peu moins de chaleur car il se fait tard. En descente vous atteignez Valdonne, Auberge Neuve (200 km), encore un effort demandé pour grimper le revers des Termes, (Terme de Peypin maintenant). Un peu rincé, peut être le fessier douloureux vous vous laissez glisser vers Logis Neuf tout heureux(se) d’avoir accompli une très belle randonnée qui reflète au plus près le cyclotourisme.

Le Triangle Provençal

En cette année 2016 nous avons été 6 à faire ce parcours : Anne la fidèle et adepte des longues distances-  JPierre Bo- Noël – Thierry P- Joël J- Denis

A Haspekian-   JP Bouquetot-   N Sire- T Peralez- J Jehan-   D Berthomieu

Accompagnés jusqu’à Cereste par JL Jouve et Gérard Motte.

Trop sollicité (6h45-20h20) mon « Garmin » n’a pas tenu la distance me lâchant en montant le Jaillet mais je pense sans trop me tromper avoir parcouru 225 km à une moyenne presque « odaxienne » en 9h40’ de selle et un dénivelé de 2250 m environ.

Nous vous attendons plus nombreux pour une prochaine édition.

Toutes les photos

La grande journée

Le règlement du Triangle Provençal peut-être dactylographié sur une Remington portative (archives JiPi). 6 étant l'effectif maximal autorisé, quelques timbres humides nous auraient suffit pour nous qualifier pour l'Euro Triangle !??

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 12:35

Sur une proposition de Pierre M. et un parcours tracé par ses soins nous ne sommes que quatre au départ de cette très belle randonnée et la première fois que nous gravissons par cette face mise en lumière pour une arrivée du Paris-Nice et du Dauphiné Libéré.

Seulement quatre : Pourquoi ?

    Deux causes principales : Suite à un mouvement de grève sur la « Loi travail » il y a eu la semaine précédente un manque d’essence dans les stations services  et la deuxième cause est que météo France sur internet annonçait de violents orages et nos sociétaires sont friands de cette application. Mais pour ceux qui arpentent la montagne les orages dans ces lieux c’est plutôt en fin de journée je crois ? Donc en fin de journée pour un raid de 140 bornes environ nous devrions être rentrés sauf gros pépins. Selon une expression souvent usitée il y a de plus en plus de « caramels mous » pour ne pas être grossier.

Donc les désistements se sont succédés aux désistements, Paulo le président, Bernard, Noël, Gérard et peut-être d’autres par texto. Je pense que le tord a été de proposer une sortie à la journée au départ de Marseille ce qui a pu attirer certains membres du club.

     Donc pour éviter une arrivée trop tardive cause orages annoncés l’organisateur Pierre évidemment déçu sort son sécateur très souvent employé maintenant pour enlever une quinzaine de kilomètres et le départ se fera de LIMANS cher à notre fringant secrétaire. Départ prévu à 7h30 pour une prise de café à St Etienne, 7,5 km en guise de réveil musculaire. Mais Patrick descendant du Devoluy et guidé par son GPS arrive avec un peu de retard. Même les GPS vous font tourner en bourrique, rien ne vaut l’ami-chelin comme le dit notre ami JIPI.

La Montagne de LURE depuis St Etienne les Orgues                                    Un organisateur déçu

      8h00 c’est le top départ. A quatre le peloton n’encombre pas trop la chaussée. St Etienne, boulangerie, café pris, la montagne de Lure est à deux tours de roue.  18 km de grimpée nous attendent, un départ un peu raide en compagnie d’un cyclo de Montélimar avec lequel je ferai toute l’ascension, 1h30 de bavardages. De mon point de vue c’est moins difficile que côté Valbelle, chacun son point de vue me direz-vous mais Pierre est de mon avis. Côté Valbelle c’est plus long (24 km) et la route moins bonne car de ce côté le revêtement est au top. Donc au milieu d’une forêt luxuriante par une température clémente sans vent et avec le 30x23 ou le 30x24 avec un seul passage à 10% mais assez court, le restant entre 7 et 8% avec les 2 derniers kilomètres à 4% c’est vraiment accessible à chacun d’entre nous. Les bornes kilométriques nous indiquent les pourcentages. Avec mon compagnon de route nous passons en revue tous les cols des Alpes du sud, Allos, Cayolle, Vars, Restefond, Bonnette, le très court mais difficile Pontis, les cols des Pyrénées, Tourmalet, Aubisque etc… et pour lui le plus difficile Marie Blanque. Au sommet de Lure nous avions un dénivelé phénoménal. Il grimpe bien, il a couru en FFC et en UFOLEP et adore découvrir d’autres cols, plus grimpeur que longues distances ; nous nous séparons au sommet en lui indiquant le chemin du retour vers St Etienne en passant par Peipin-Mallefougasse. L’attente n’est pas trop longue voilà mes 3 compagnons du jour qui arrivent roulant de front, allez faire cela à Marseille. Coupe vent enfilé nous nous laissons glisser vers le Pas de la Graille et nous sommes très prudents car le revêtement est de moins bonne qualité et des écorces de bois jonchent le sol suite à du débardage. Prudence, prudence. A Valbelle pause toilette et bidons remplis à la fontaine nous rejoignons la vallée du Jabron. Le ciel est toujours aussi clair. Les nuages sont sur notre droite nous filons à gauche. Tout bon pour nous. Mais il y a un peu plus de roulage que dans Lure mais tout est relatif.

La Montagne de LURE depuis St Etienne les Orgues                                    Un organisateur déçu
La Montagne de LURE depuis St Etienne les Orgues                                    Un organisateur déçu

Se pose la question restauration.

         Je propose de ne pas prendre de pause méridienne puisque le ciel peut nous tomber à tout moment sur la tête. Proposition rejetée à la majorité il y aura une pause casse croûte. Nous arrivons à Noyers sur Jabron vers 11h30 et d’après Pierre c’est le seul endroit où nous pouvons nous restaurer. Une épicerie-boulangerie en bord de route nous fournira tout le nécessaire pour un copieux pique-nique avec en plus le sourire, l’amabilité et le dévouement de la patronne qui viendra même nous apporter la pizza réchauffée sur le parvis de l’église juste en face où nous avons dressé notre table (banc public). Il nous faut mettre le couvre-chef car le soleil brille et au menu excusez du peu et tant pis pour le cholestérol : jambon cru, jambon blanc, fromages de chèvre, la pizza, gâteaux accompagnés de bière ou d’un rosé des Costières du Gard bien frais. Nous prenons même le café à l’intérieur. Une bonne heure d’arrêt et nous partons conquérir le deuxième col, le col de La Pigière. Pas de vent toujours du soleil, tiens un restaurant à St Vincent/Jabron  peut-être un peu trop loin, nous grimpons sur une pente à 3 ou 4%, roulons à deux de front, vers le sommet la pente s’accentue légèrement et en compagnie de Patrick j’atteins le sommet (968m). Le binôme Pierre-Michel ne tarde pas et nous immortalisons par photo ce passage toujours sous le soleil et le ciel peu encombré de nuages.  En route pour la fin du triptyque, le col du Negron qui semble plus costaud puisqu’il faut s’élever de presque 300m en 3km. Route toujours impeccable, pas de voiture la route nous appartient. Le 30x24 est nécessaire et Michel est ravi avec son compact d’avoir un 34x32 et Pierre le 30x30. Au sommet nous sommes accueillis par les applaudissements de quelques touristes (Bretons) qui faisaient une pause. C’est terminé pour les cols, nous devrions rentrer en descente, du plat ou presque mais nous ne sommes pas dans la Crau et il y a de temps en temps quelques mamelons à passer. Quelques gouttes s’invitent car nous passons sous un gros nuage, il faut mettre l’imper et comme souvent sitôt mis, la pluie cesse. Tant pis nous n’aurons que plus chaud avec. Nous reprenons une rincée, (chez moi une ramade) car nous allons plus vite que le nuage avant Revest du Bion et nous enlevons plus loin cet encombrant mais utile imper pour atteindre Banon, ses fromages, sa célèbre librairie, sa belle fontaine où il n’y a pas d’eau ce qui nous oblige à une pause bistrot, BBF + eau. En terrasse servis par l’aimable patronne dans un bistrot à l’ancienne avec tables de marbre et chaises qui vont avec, le Bar de l’Union, si vous passez à Banon vous pouvez y faire une pause vous y serez bien accueillis. Comme nous ne pourrons prendre la BBF de fin de rando à Limans nous remettons une tournée et un gros orage avec pluie et grêle éclate ce qui confirme les prévisions météo d’une durée de cinq minutes, le temps de se réfugier à l’intérieur. Pas d’arrêt bistrot, pas de pluie car trois kilomètres après Banon la route est sèche. Donc après le passage près du magnifique Rocher d’Ongles  nous filons bon train sur un faux plat descendant vers Limans et la côte qui cette fois-ci ne nous amène pas nous restaurer chez notre ami Jean R comme nous le fîmes, pour moi à deux reprises (voir le blog) mais à nos voitures pour un retour à Marseille. Vélos rangés, changement de tenue et chacun par son parcours préféré va rejoindre son chez soi.

Photos de Michel Gu

Photos de Michel Gu

Conclusion : Les audacieux, Pierre l’organisateur, Patrick, Michel Gu et moi-même (Denis) sont très heureux et ravis d’avoir pu accomplir ce nouveau parcours même si certaines portions sont connues.  Ont-ils été chanceux ? Certainement car comme dit plus haut les orages sont enfin arrivés mais en fin de journée, 18h-18h30 vers Manosque puis du côté du Pont Mirabeau éclairs, tonnerre, pluie et grêle me faisant stopper en attendant une amélioration. OK je ne me verrais pas rouler à vélo sous un tel déluge et nous n’aurions pas eu d’abri bus sur les routes parcourues pour nous abriter. Mais n’avons-nous pas fait les Gorges du Verdon sous l’orage ? N’avons nous pas descendu l’Izoard sous la pluie et le froid en 2007 (Centenaire ASPTT). Allons soyons plus audacieux. Ne regardez plus la météo et venez vous éclater sur des parcours nouveaux par respect pour ceux qui prennent la peine de les mettre en forme. Donc à bientôt pour le tour du lac de Serre-Ponçon depuis Tallard (05) mais avant le Triangle Provençal celui-ci au départ de Marseille ou Cadolive et s’il pleut vous pourrez toujours rester couché.

 

Lure-Pigière-Negron au départ de Limans (04) : 124 km   2230 D+  20,3 km/h  6h05’ de selle.

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Publié par Denis
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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 20:13

Me voilà à nouveau commise d’office par Denis qui parfois se sent bien seul dans le blog, même s’il a eu 950 visiteurs au mois de mai. Il faut l’encourager (au moins) par vos commentaires !

C’était donc aujourd’hui le Siou Blanc. Pas d’article l’an dernier, JiPi et Denis étant absents. L’année d’avant non plus, je ne me rappelle plus ce qu’il s’est passé ou pas mais sûrement Denis a quelque statistique à nous fournir. Il m’a donc fallu remonter jusqu’en 2012… mais je vous conseille d’aller encore plus loin si vous voulez des précisions sur le parcours.

Donc la sortie du jour : Henri nous a fait le plaisir d’une apparition à Saint-Menet. C’est un bon début, encore un peu de patience. Beaucoup de monde à Cuges pour le café, puis des retours variés.

Jean Y., Olivier, Bernard, Gérard, Pierre, Patrick G., Paulo, Noël
Jean Y., Olivier, Bernard, Gérard, Pierre, Patrick G., Paulo, Noël
Jean Y., Olivier, Bernard, Gérard, Pierre, Patrick G., Paulo, Noël

Jean Y., Olivier, Bernard, Gérard, Pierre, Patrick G., Paulo, Noël

Nous restons 15 pour la sortie à la journée : Signe, Belgentier, Solliès Toucas et la grimpée du Siou Blanc qui était plus en pente que d’habitude (c’est vrai qu’on a pris une variante au début) mais toujours aussi belle et sauvage. Grosse satisfaction à l’arrivée : le concept du repas au Camp semble avoir vécu et c’est sur l’agréable place de Signe que cohabitent pacifiquement la fourchette et le sandwich, qui regagne du terrain (9 à 6). Pacifiquement ? La fourchette serait un rempart contre certaines maladies provoquées parait-il par le sandwich, a-t-on entendu. Pourtant, tout monde vous le dira, la seule chose qui ne tue pas c’est... mais tout le monde sait ce que c’est.

La remontée vers le camp a été le moment le plus agréable de cette sortie (point de vue très subjectif), puis les scissions habituelles entre Col de l’Ange et Bastides, Gineste et Aubagne. Précisément 150 km pour moi, vent faible, fraicheur agréable malgré l’avancement de la saison.

Et si vous voulez savoir ce que signifie "siou blanc", deux ou trois clics en bas de page et vous y êtes.

 

René, Joël, Jacques M., Jean-Louis J., Jean-Pierre B., Denis
René, Joël, Jacques M., Jean-Louis J., Jean-Pierre B., Denis
René, Joël, Jacques M., Jean-Louis J., Jean-Pierre B., Denis

René, Joël, Jacques M., Jean-Louis J., Jean-Pierre B., Denis

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Publié par Anne
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 20:05

        Une organisation proposée par Jacques M. en début d’année où pas moins de dix sept personnes avaient déposé leur candidature. Béatrice dut déclarer forfait suite à une blessure et  fut remplacée par notre toujours jeune Edgar et deux autres, Julie et Didier nous ont fait faux bond pour raisons familiales. Regrettable pour les absents car cette randonnée fut une réussite. Comme l’a souvent répété Michel Gu. : jusque là un sans faute.

          Jean-Pierre (JiPi) vous a conté dans son récit le parcours jusqu’à Apt que vous connaissez presque tous sur des routes empruntées à plusieurs reprises vers Rognes ou bien lors du Triangle Provençal jusqu’au sommet du col du Pointu. La majorité des « allant » au Ventoux (9/12) déjeuneront à la « fourchette » en terrasse mais en bord de route malheureusement. Il est vrai que c’est jour de marché et Apt accuse ces jours-là une grande affluence et nous n’avons pas beaucoup prospecté.

Après le repas le groupe Ventoux se reforme (12). Donc 19 à Apt plus ceux qui sont rentrés pour midi nous devions être 26 à la pause café de Calas. Nous ne sommes plus qu’à une encablure de Sault mais quelle encablure ! Sur la feuille de route 30 km, mais il y a kilomètre et kilomètre. Ils sont bien plus courts en descente qu’en montée. Plus de 600 m de D+ en 10 km donc une pente moyenne de 6% mais le vent de face accroit la difficulté. Les premiers arrivés s’abriteront du vent derrière les maigres arbustes en attendant les derniers, montés en binôme ou en solo sans oublier le tandem de Jack et Nadine. Le panneau indique 998 m, ils auraient pu arriver à 1000 et ce jour par fort vent du nord il le méritait bien. Tellement de vent que le vélo « couché » de notre ami Franck s’envola sans son pilote heureusement.

 

14-15-16  Mai 2016   Triptyque de Pentecôte avec le Ventoux

     Déclic dans ma petite tête,  je reconnais le plateau et la descente qui nous conduit au carrefour où se trouvent la chapelle et la fontaine tant attendue où ne coule même plus un filet d’eau. Grande déception. Réchauffement de la planète ? Au loin le Ventoux sous les nuages où nous irons dimanche à condition que la force du vent ne nous empêche pas de l’atteindre. Comme c’est une première pour Nadine, Jack me dit qu’il n’a pas amené le tandem jusqu’à Sault pour rester au pied du géant sauf si…. demain sera un autre jour. Sans encombre nous arrivons à Sault et l’hôtel « Le Signoret ». Vélos rangés, bagages récupérés, chambres attribuées sans questionnement nous prenons nos quartiers. Rendez-vous est pris pour l’apéro après un brin de toilette. L’hôtel est correct, je suis en compagnie de l’autre Jean-Pierre et de Thierry P, son homonyme étant avec son épouse. Il n’y a pas eu de tirage au sort comme on dit pour savoir qui prendrait la douche en premier. Nous sommes attendus au bar du Siècle alors que je suis d’un autre siècle pour la prise de la traditionnelle BBF. Une aussi belle journée ensoleillée et ventée ne saurait se clôturer sans la BBF. Sont venus se joindre au groupe des 12 Edgar le drômois, Jean Y venu depuis Sisteron et Olivier de Marseille avec sa compagne Christine. L’épouse de notre président Paulo est là également, la section cyclotouriste de l’ASPTT est au nombre de 20, cyclos et accompagnants. Une très bonne ambiance au dîner avec 3 tables, un repas correct et copieux partagé à ma table avec Edgar, Jacques et J Marc. Une autre table avec Jean Y, Michel, Patrick, Thierry P, vous devez trouver la table des 12 qui n’étaient pas tous des apôtres. Après café ou tisane, il est coutumier de faire une petite marche, surtout s’il y a un pont (voir Max). Mais là, le pont est bien trop loin et puis nous ne sommes que 3 pour cette courte et fraiche balade. D’après moi, l’ascension du Ventoux est déjà dans toutes les têtes. Nous craignons le vent et le froid qui nous contraindrait à modifier la sortie.

1er jour : 113 km   1860 D+    6h20’   17,7 km/h

 

Les autochtones des gorges de la Nesque

Les autochtones des gorges de la Nesque

Dimanche de Pentecôte : Le Ventoux et Gorges de la Nesque

          L’ascension du Ventoux est connue de tous les participants sauf pour notre amie Nadine dont c’est une première et en tandem SVP. Comme prévu par la météo, grande fraicheur à Sault (7°) à 760 m d’altitude quelle T° à 1912 m ? Et également un petit vent pour compliquer la tâche. Mais nous sommes ici pour prendre du plaisir et non pour faire un exploit. 7h30 petit déjeuner, départ prévu pour les premiers à 8h30, disons la majorité. La nuit s’est bien passée pour tous et après une photo tout sourire devant l’hôtel, c’est le top départ pour une ascension de 26 km. Jacques S et JMarc partent en dernier et moi-même un peu avant. Le long serpent bleu et blanc s’en va conquérir (un bien grand mot) le mont chauve. Roulant à faible allure, je ne vois pas rentrer Jacques et JMarc. Je rejoins René en difficulté avec son compteur, le tandem, Michel est là également ainsi qu’Edgar notre vétéran. Les autres doivent être bien plus haut mais Thierry A s’est égaré sur une autre route, il devait descendre un peu trop fort et rater le virage en épingle. Paulo est allé à sa rencontre, 4 km supplémentaires. Le vent est bien présent mais dans la forêt nous sommes abrités momentanément. De nombreuses pauses sont effectuées pour prendre des photos. Toujours pas doublé par les retardataires, je m’interroge et le téléphone, du moins le mien, ne passe pas. Sans trop puiser dans nos réserves, nous atteignons le Chalet Reynard et si nous l’avons souvent vu avec une terrasse bondée ce n’est pas le cas aujourd’hui.  C’est là que nous voyons arriver Paulo, Thierry, Jacques et JMarc. Presque pas de cyclistes dans la montée par Sault ils arrivent de Bedoin principalement.

           Maintenant les choses se compliquent. Le fringant Edgar souhaitait redescendre vers Bedoin mais je l’aperçois à l’avant. Le vent a bien forci et quelques rafales nous bousculent. Les 6 derniers kilomètres se méritent. Ceux qui descendent ont déchaussé un pied pour assurer l’équilibre et même une dame descend à pieds. Je me sens bien et m’arrête à la stèle dédiée à Tom Simpson (1967) pensant que Jack et Nadine voudraient faire une photo mais vu le vent ils préfèrent continuer. Voici la stèle du « gaulois » mort de froid et celle des Belges de Bruges renversée certainement lors d’une tempête. La tour rouge et blanche est à notre portée et le dernier kilomètre est bien long. Dans le virage à droite avant d’atteindre la plateforme balayée par le vent je suis resté en équilibre car des cyclistes et voitures descendent m’empêchant de prendre large. Ouf, me voici au sommet, les mains frigorifiées, accueilli par les premiers arrivés se réchauffant au soleil. Sous les applaudissements, la curiosité et l’admiration des cyclos présents voici le tandem, Nadine les bras levés en vainqueur. Edgar arrive par un autre côté. Chapeau bas. Explications : il a du mettre pied à terre pris dans une bourrasque plus violente qu’une autre d’où une arrivée côté Malaucene. Thierry fermera la marche. Bravo. Photo de groupe avant de descendre déjeuner à Malaucene, après avoir reçu la bise de Nadine très heureuse et fière d’avoir pu atteindre le sommet du Géant de Provence.

14-15-16  Mai 2016   Triptyque de Pentecôte avec le Ventoux

     

   De la glace tombe des toits, il doit faire 3° mais avec le vent le ressenti est inférieur. Nous sommes vêtus comme des St Georges alors que les nombreux cyclos qui grimpent sont en manche courte. Comme d’autres de mon groupe, je suis tétanisé par le froid, aussi froid qu’en 2007 dans la descente de l’Izoard vers Guillestre sous la pluie pour le centenaire de l’ASPTT. Michel en profite pour percer de l’avant ce qui nous permettra à JPierre et moi de nous réchauffer au soleil pour mieux nous refroidir avant d’atteindre Malaucene vers 12h15. Jack M négocie un repas pâtes+dessert+boisson et café à 17€. Au soleil et à l’abri du vent, nous nous réchauffons. Une grande tablée de motards nous accompagne, un jumelage Bourgogne-Provence, et sont admiratifs. Nous sommes à mi-parcours pour cette étape mais le plus difficile est fait. Nous faisons le plein des bidons à une majestueuse fontaine et nous voilà partis pour une ascension de 3 km pour atteindre le col de la Madeleine. Nous descendons sur une belle route tranquille au milieu de champs de lavande et de vignes en direction de Flassan et Ville sur Auzon d’où débutent les somptueuses gorges de la Nesque.

   Les gorges de la Nesque : Sur une distance de 29 km et un dénivelé d’environ 500m,  nous allons suivre la rivière la Nesque que nous n’apercevons pas tant les gorges sont profondes et boisées. En bord de route, les buis ont été taillés et embellissent le parcours. Je roule en compagnie de Thierry A. un peu à la peine, de Paulo et du tandem. Voici des chevrettes en liberté qui méritent photo, plus loin un point de vue, nous faisons du tourisme, le ciel est d’un bleu limpide et le vent moins fort que ce matin, profitons au maximum de cette belle journée.  Nous arrivons au sommet à une altitude de 734m où attendent patiemment les premiers arrivés. Si vous parlez ou lisez le provençal, vous pourrez lire sur une stèle un poème de Mistral tiré de Calendal. De ce belvédère, vous avez une vue remarquable sur l’enfilade des gorges et le pittoresque rocher de Cire. Pause photo terminée, nous nous laissons descendre vers Monieux  et nous apercevons au loin sur la hauteur Sault que certains sentant « l’avoine » sont pressés d’atteindre. Mais comme il fait bon rouler au milieu de toute cette verdure, vignes, champs de blé et de lavande évidemment pas encore fleuries, le chant des oiseaux et des grillons. Dans quelques jours et un peu plus de chaleur, ce sera au tour des cigales. Dans ma roue, j’amène le doyen Edgar qui est autant facile que dans les gorges, Michel et René le solitaire. Nous fondons sur le groupe à l’avant au pied de Sault et nous arrivons pour la gagne…Edgar a gardé des souvenirs de coureur cycliste mais notre entreprise s’avère vaine, gênés par une voiture ainsi que le pourcentage de la côte. Nous arrivons à Sault par un autre chemin que la veille, une pente qui se mérite mais il n’y a pas eu de reproche ou de mécontentement. Une fois les vélos bien rangés, nous refaisons une photo « en tirant un peu la gueule » pour faire voir à nos lecteurs que nous sommes un peu décalqués alors que nous sommes tous très heureux de cette magnifique journée très ensoleillée mais fraiche et surtout bien ventée. Le VENTOUX porte bien son nom. Nous irons prendre un verre si ce n’est deux pour célébrer cette journée et Nadine nous offrira au dîner l’apéritif. Pendant le repas très apprécié, il sera question du SIF (sillon inter fessier) car certains ont souffert d’échauffement. Les blagues fuseront à qui mieux mieux. Pour clôturer et rester dans cette belle ambiance, le patron sortira les bouteilles de digestif et la dégustation de ces spiritueux égayera encore plus l’assemblée.

2 eme Jour : 99,5 km     2200 D+   5h56’     16,7 km/h

Vue de la route des calvaires. 15 en tout

Vue de la route des calvaires. 15 en tout

Lundi de Pentecôte : Déjà le retour

      Bagages bouclés et rangés dans la voiture de Sylvie, mon dos ainsi que ceux des autres te remercient, les adieux faits à Edgar qui s’en retourne vers Espeluche et à Jean Y vers Sisteron sous un ciel toujours aussi bleu mais avec bien moins de vent, nous allons prendre le chemin du retour. Personnellement, je serais bien resté quelques jours de plus à la campagne. Mais non, il faut bien retourner dans la capitale phocéenne. Le peloton bleu et blanc prend son envol à 8h45 et il est peu probable que nous puissions atteindre Pelissanne distant de 80km pour midi mais nous traverserons d’autres lieux d’ici là. Nous remontons ce que nous avions descendu le premier jour en direction de St Jean de Sault.  Vent arrière, l’allure est vive, trop vive car nous souhaitons profiter au maximum de la nature, des bois, du chant des oiseaux et des grillons. Il faut se gendarmer pour faire ralentir le tandem, un expert en descente et ceux qui prennent sa roue. Sur notre droite, le beau village de Joucas qui fut un point de contrôle-ravitaillement quand notre section organisait dans les années 80 le fameux Marseille-Mont Ventoux-Marseille avant de passer au village classé de Gordes, une beauté avec ses magnifiques demeures en pierre, ses espaces fleuris. Nous retrouvons sur les routes la circulation avec de nombreux touristes en camping-car, une plaie pour les cyclistes et voitures suiveuses. Jusqu’à Robion ce n’est pas le top. Ensuite, nous allons retrouver les sentiers empruntés lors du tour du petit Luberon que seul le GPS de Jack connaît.  Par ces chemins vicinaux vides de tout moteur à explosion, il fait bon pédaler. Nous avons comme pour le TPL emprunté le tunnel sous la voie ferrée encore noyé et Franck y prit un bain de pieds pour ne pas avoir utilisé le bon braquet. Nous arrivons à midi à Mallemort. Nous décidons de nous restaurer dans ce lieu mais étant jour férié comme un certain lundi de Pâques, les restaurants ou bistros ont tiré le rideau. Nous prenons un sandwich à la boulangerie qui sera dégusté au bar de La Poste, tout à fait logique.

         Calories absorbées, les niveaux refaits avec l’aimable participation de Paulo et René, il ne nous reste plus qu’à rejoindre Alleins et monter la bosse du Calvaire. Est-ce que les 13 stations nous seront pénibles ? Aidés par un petit vent favorable, nous passons tous convenablement cet obstacle avant de nous laisser glisser au milieu de champs d’oliviers vers Pelissanne. Perturbés par des travaux, nous cherchons une issue favorable pour nous  emmener sur la route des 4 Termes. Une route peu carrossable qui met certains fessiers à dure épreuve ; nous voici au carrefour et avec une certaine facilité, aidés par Eole, nous atteignons le sommet. Petite pause boisson fontaine à Coudoux avant de retrouver l’aqueduc de Roquefavour. Pour clore ce retour je comptais offrir la BBF à Calas mais le café habituel « pause café » est fermé. Regrettable. Pour récupérer nos bagages à Plan de Campagne ramenés par Sylvie, nous grimpons les dernières difficultés du jour,  les deux bosses de Calas. Nous nous séparons sur le parking  ou après Septèmes car la rentrée dans Marseille se fait par plusieurs chemins, quartiers nords pour Paulo, Michel et moi, par le littoral pour les autres.

       Ce triptyque fut en tout point une réussite. Le parcours proposé par Jack très intéressant, hôtel et restauration corrects si ce n’est plus. Seul le vent et le froid nous ont un peu contrariés mais comme souvent on se souvient plus facilement des randonnées quand la météo n’est pas au top (Paris-Luchon. MRS-Nice sous la pluie, l’Izoard lors du centenaire et bien d’autres…). Félicitations à tous et j’espère que pour de nouvelles randonnées nous serons encore plus nombreux.

3 eme Etape :  135 km      985 D+     5h55’    22,8 km/h > vitesse Audax (22,5)

les présents : Thierry A- JPierre Bo- JMarc E- Patrick G- Michel Gu- René G- Jack et Nadine- Thierry P- Paulo (président) – Jacques S- Jean Y- Edgar S- Franck P-  Olivier (Ventoux) et Denis B.

PS : regrettable pour les absents déjà cités : Julie et Didier T – Béatrice (convalescente)

 

Les photos de Jack

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Publié par Denis
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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 07:26

En effet, en ce samedi 14 mai, veille de la Pentecôte, notre calendrier propose une virée de trois jours vers Sault avec l’ascension du géant de Provence, une sortie je pense inédite avec un accompagnement du groupe Ventoux jusqu’en Apt puis un retour insolite concocté par Jipi puis, enfin, une balade à la matinée. Ainsi tout le monde y trouvera, je pense, son comptant… et Bougainville connaîtra une affluence bien plus importante qu’à l’accoutumée, sans oublier Sylvie qui, gentiment, apportera aux randonneurs la bonne nouvelle de la matinée en leur prenant leurs sacs dans son auto… et tant pis pour l’étourdi qui aura raté ce bon wagon !

Je laisserai bien sûr Denis ou une autre plume nous conter le récit des aventures au pays de Sault pour vous narrer notre promenade vers Apt. Un joyeux groupe s’échappe donc de Bougainville et, d’entrée, se chope un vent costaud, prévu, redouté, annoncé par les météos et bien présent dès nos premiers coups de pédale… L’aller sera dur ! La Viste nous fait mal avec le mistral qui semble parti pour durer, voire se renforcer ! À Calas, autour du café gentiment offert par Jacques S., heureux et nouveau «papy», le peloton s’étoffe encore de pas mal d’éléments partis de plusieurs endroits différents !

La route est dure mais notre avancée demeure correcte à travers la magnifique campagne aixoise, aux couleurs méchamment ravivées par un Éole qui affiche une forme olympique ! La bosse d’Eguilles fait souffrir nos guibolles bien plus que d’habitude et les premiers décrochages de s’opérer. Nous saluons Michel GA. qui est sorti de nouveau ; nous lui souhaitons tous un prompt retour au top niveau !

 

Buoux

Buoux

La descente secouera Jipi qui craint le vent mais la montée boisée à travers la Chaîne de la Trévaresse nous verra un peu souffler de l’emprise éolienne tout en nous régalant ; quel plaisir ! À Rognes, les derniers cyclos à la matinée nous quittent, emmenés par l’ami Max qui a encore bien fière allure sur sa bécane malgré ses 79 printemps ! Les autres se lancent à corps perdu dans la descente un peu trop fréquentée vers le bassin de St-Cristophe puis la Durance toute proche. Le Vaucluse nous accueille en traversant la rivière et la ligne droite se passe mieux que prévu pour nous conduire à Cadenet, patrie du fameux tambour d’Arcole qui y possède une statue en bronze.

Après Lourmarin, l’une des attractions majeures du Luberon avec son village pittoresque sous son château féodal, pédaler dans la combe du même nom, le long de l’Aiguebrun qui écoule ses eaux brunes – d’où le nom ! – entre d’austères parois de couleurs claires, n’est que pur bonheur, même par vent contraire. Anne l’a bien compris qui nous prend en photo au début de la longue montée, pas trop dure, du Col du Pointu (499 m). Il n’est pas encore midi en son faîte et nous allons admirer la vue sensationnelle sur Apt, la vallée du Calavon, les Monts du Vaucluse avec ses superbes villages disséminés sur ses flancs… sans oublier le Ventoux, malheureusement encapuchonné !

Et voici Apt, vieille sous-préfecture qui étire ses rues au bord du Calavon et ancienne capitale du fruit confit. En ce jour de marché, nous fuirons une animation par trop bruyante en nous posant un peu plus loin, scindés en deux tablées bien distinctes, l’une joyeusement mélangée entre week-end et journée sur la terrasse, malheureusement ombragée car l’atmosphère nous paraît plutôt fraîche, de la Brasserie des Voyageurs alors qu’une équipe uniquement composée de «voyageurs», justement, s’installera sur celle d’un restaurant !

À chacun son samedi !
À chacun son samedi !

Vers 13 heures 30, il est temps de s’en retourner pour «ceux de Marseille», sans oublier bien sûr de souhaiter bonne route à leurs camarades... Quelque contestation, c’est de bonne guerre mais le parcours de Jipi sera respecté, tout au moins pour ses portions les plus inhabituelles. Là les sept cyclos vont se régaler sur la D113 qui serpente en grimpant, parfois fortement, mais sans aucune automobile et à travers un cadre bucolique, campagnard et qui nous offre en plus des vues magnifiques sur la vallée et les montagnes alentour. Nous atteignons le fabuleux plateau que nous longeons lors du Triangle, à une altitude légèrement plus élevée que celle du Pointu.

Regroupement, palabres, photo de groupe avant de nous laisser glisser dans un décor dont la beauté nous coupe le souffle, campagne sensationnelle avec les falaises de Buoux à l’arrière-plan. Le village de Buoux, dont les ruelles pavées lèchent la colline fleurie, est l’un de ces petits coins de paradis où il fait bon passer un moment ; nous n’en avons pas trop mais le peu que nous y consacrerons constituera assurément l’un des bonheurs du jour…

La descente vers l’Aiguebrun et ses falaises qui débordent presque sur la chaussée nous régalent encore avant qu’une côte, courte mais sévère, nous extraie de la végétation si abondante des gorges pour nous voir regagner la route en corniche du matin. En descente et vent de dos, l’allure dans la Combe de Lourmarin n’a plus rien à voir avec celle de l'aller !

 

 

Lourmarin

Lourmarin

Jipi a prévu des variantes. Bon, ça râle un peu, pas tout le monde, c’est vrai, mais le peloton se régalera vent de dos, au pied de la massive et boisée muraille du Moure Nègre, point culminant du Luberon (1 125 m), puis sur la gentille route sans voitures qui nous ramène à Cadenet, au prix d’un crochet minime… Mais le Jipi a encore des ressources ! En effet, une fois la Durance traversée et par là-même les Bouches-du-Rhône retrouvées, il arrivera à entraîner à vive allure, au bord d’un canal, tout son petit monde jusqu’au mignon village de Saint-Estève-Janson… où il ne se rappelle pas avoir traîné ses pédales ! Et, au bout d’une courte recherche, c’est parti pour la «Route 66» - départementale s’entend ! Là, sur une petite artère mal asphaltée, l’exercice s’avèrera rude, surtout avec un kilométrage bien conséquent, mais quel plaisir, quel bonheur de rouler à travers un cadre sauvage, minéral, boisé, lui aussi dépourvu de toute circulation motorisée !

C’est donc un peloton complètement enchanté qui atteindra Rognes. Les dernières bizarreries de Jipi seront refusées et Éole poussera tout le monde à allure V vers ses pénates respectives, ou sa voiture, au choix, en empruntant le chemin de l’aller, autrement dit le plus court. L’aller à la rame, le retour à la voile : ainsi en auront voulu les conditions climatiques d’une si belle journée de bicyclette et d’amitié. Nous espérons en connaître encore beaucoup d’aussi bonnes et souhaitons un bon séjour à nos camarades… en attendant de lire leurs épopées sur notre blog favori !

 

Mes chiffres : 177 kms, 8 H 50 de selle à 20 km/h, dénivelée «openrunner» aux alentours de 2 300, 2400 m ; belle envergure, on va dire !

Les participants : Joël, Anne, Jipi, Noël, Gérard, Yves et Jean-Louis J.

 

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Publié par JiPi
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