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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 18:01

Pour la première édition en 2011 notre cher « Mistral » s’était invité à notre sortie et voilà qu’il remet ça une nouvelle fois pour la deuxième édition. Le vendredi des rafales dépassant certainement les 100 km/h balayaient notre Provence et prendre un vélo dans ces conditions consiste à prendre des risques d’accident. Quelques consultations par téléphone et je ne savais pas qui serait assez « fou » au départ surtout que tous ne partent pas du même lieu : Gémenos (officiel), Le Camp (deuxième option), Le Beausset au plus court.

P1010481Samedi au petit matin le vent a baissé d’un ou deux tons mais d‘après la météo il doit se renforcer dans la journée. Il faut l’avouer, je me « dégonfle » et préfère faire la sortie traditionnelle au départ de St-Menet. Noël me relance par téléphone et se rend à Gémenos et me rendra compte si des courageux ou intrépides ont osé affronter les éléments.

Je me rends donc à St-Menet où je retrouve une bonne quinzaine de cyclos qui sont surpris de ma présence me pensant parti grimper le « Coudon » ; je m’abstiens de leur dire que je me suis déballonné faute au vent. Coup de fil de Noël, cinq courageux ou peut-être inconscients, Béatrice, Jacques, René, Thierry P. et Frédéric sont bien au RDV. Il me convainc de les rejoindre, insiste et je réponds positivement, mais il doit venir me récupérer avec sa voiture. Pendant cette conversation téléphonique, vent portant les cyclos de St-Menet se sont envolés vers Aubagne. Noël me récupère au niveau de la Légion et c’est une course poursuite, nous en voiture, les « Gémenossiens » à vélo à l’assaut du col de l’Ange. La jonction se fera à Cuges-les-Pins d’où sont partis Bernard et Michel. Thierry P. nous attend et nous grimpons vers Le Camp où se trouvent Louis et J. Louis puis Pascal G. qui arrive de Ceyreste. Nous prenons le café pour éviter l’arrêt au Beausset. Vous avez suivi ? Nous sommes un groupe de onze, autant que l’an passé avec cinq récidivistes et six nouveaux.

Pour les détails du parcours, voir le résumé de 2011 fait par la même personne, une grande amélioration tout de même : nous n’avons pas cherché notre route aux intersections, nous n’avons commis aucune erreur de parcours, après le repas pris à Toulon nous n’avons pas pris la route à 20% pour digérer en direction du col de Garde qui a vu cette année l’arrivée d’étape du Tour Med, le vent a faibli et nous a laissé faire une randonnée en tout point parfaite.

P1010480Des photos prises par Louis G. attesteront qu’au Pied du fort Lt Girardon tout en haut du Coudon nous sommes restés en manches courtes et les vues sur la rade de Toulon, la grande bleue  et les nombreuses îles d’une parfaite clarté. Seul un marin ou JP Busti aurait pu décliner leurs noms.  Au restaurant, les pâtes au roquefort, au basilic ou autre assaisonnement ont su rassasier nos estomacs, René monté en grade nous a gentiment offert le café pour la naissance de sa petite fille. Comme vous le voyez, quand on sort à la journée on ne s’ennuie pas. Alors qu’attendez vous pour nous rejoindre ? A l’an prochain peut-être et même cette année puisque la montée du Faron est au calendrier fin octobre.

Les participants (11) : Louis G – Pascal G - JLouis J - Bernard D - Michel G - Noël S - René G - Frédéric D - Thierry P- Béatrice R - Denis B

Les photos de Louis G.

L'Ascension du COUDON pour clôturer la saison 2011

 

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Publié par Denis
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:00

Criterium12

 

En ce dimanche 23 septembre 2012, nous avons sacrifié à cette vieille tradition (certains lui ont même sacrifié leur sortie hebdomadaire) et ce avec d’autant plus de solennité que cette année, c’est à Marseille qu’il incombait d’accueillir les sections de la région.

 

Tout a failli basculer à 7h07 lorsqu’il est apparu que l’un des préposés au ravitaillement n’était pas à son juste poste, mais tout est rentré rapidement dans l’ordre grâce au sang-froid de certains.

 

Donc, une grande mobilisation pour un petit parcours (40 km) et un grand (75 km), sur lesquels nos cyclos bien entrainés dans le Siou Blanc le samedi précédent (140 km) ont fait office de guide ; un timing réussi qui a permis à chacun d’arriver à table à une heure décente, après discours et remise des récompenses.

 

Je n’ai pas le classement en tête mais ceux qui ont suivi sont cordialement invités à le joindre en commentaire.

Et surtout n'oubliez pas de vous rendre en nombre à Montpellier l’année prochaine (340 km aller-retour), l’avenir de l’ASPTT est entre vos mains.

 

Les photos de Jean R.

 

Les photos de Thierry

 

Critérium régional à Carqueirannes (25.09.11)

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Publié par Anne
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:14

Cette année, mon grand voyage vélo s’est déroulé dans le Sud-Ouest et, une est fois n’est pas coutume, a utilisé les services de la SNCF.

SNCFLe vendredi 10 août je prenais donc un délicieux bain à Cerbère, dans la Grande Bleue, avant d’entamer une traversée intégrale des Pyrénées, en cyclo-camping, de Cerbère à Hendaye, le Raid Pyrénéen, randonnée permanente FFCT, organisée par le Cyclo-Club Béarnais, totalisant 790 kilomètres, 28 cols et 16 000 mètres de dénivelé. Elle doit être exécutée en 10 jours consécutifs maximum.

Le soleil était au rendez-vous au départ de mon périple et m’accompagnera presque tout le temps… Mais il y aura quelques exceptions !

La Méditerranée m’a salué de son bleu outremer, les villages du piémont du Canigou m’ont offert leur ombre bénéfique par cette chaleur intense et les premiers cols m’ont fait comprendre que ma tâche serait rude ! Quelques averses, en ce premier jour, ont voulu me rappeler que pluie et Pyrénées allaient souvent de pair…

Le deuxième jour a été, je pense, le plus dur : 3 cols, 3 200 m de dénivelé, des pentes rudes dans un paysage magnifique, sauvage, parsemé de jolis villages nichés à flanc de montagne, de la chaleur dans les vallées, un temps très frais en haut des deux premiers cols et un final dantesque. En effet, le temps s’était mis au gris pour la montée du terrible Port de Pailhères qui se terminera sous la pluie, vent violent, brouillard et froid intense complétant le tableau.

À Ax-les-Thermes, le moral était rentré sous les chaussettes mais, dès le lendemain, un beau soleil le fera remonter bien haut et tout le reste de la traversée tiendra du bonheur, autant dans ces belles vallées pyrénéennes, qu’au sommet des cols, boisés, pastoraux ou montagnards. Bien sûr, les passages au Tourmalet et à l’Aubisque resteront des moments forts mais toute la randonnée m’aura laissé des souvenirs indélébiles. Plaque de cadre et maillot du club m’auront occasionné de nombreux et doux contacts.

Le dimanche 19 août, au matin, 134 kilomètres me séparaient encore de l’arrivée. Même si je redoutais la dernière barrière pyrénéenne, les Cols d’Iraty me surprirent tout de même par leur atrocité ! Il n’empêche, quel bonheur de retrouver cette forêt magnifique, ces pâturages rutilants et ces petits lacs, paysages pour moi familiers car j’y étais déjà passé deux fois lors de ma traversée à pied des Pyrénées (GR 10). Après un repas dans la bonne ville de St-Jean-Pied-de-Port, la pédalée sera vive à travers le Pays Basque, aux collines un peu moins vertes qu’au printemps mais aux maisons blanches, arborant volets et lambris rouges, toujours d’une propreté remarquable. Un dernier contrôle a Espelette, grouillant de monde en ce dimanche aoûtien, me donnera l’occasion d’admirer ce typique village, les célèbres piments décorant les façades. A 19 H 30, le panneau «Hendaye» marque la fin de cette extraordinaire aventure. Il ne me restera plus qu’à trouver un camping puis déguster des moules sur le front de mer.

JiPi-tente by nightLa SNCF attendra quelques jours avant de me revoir car j’avais décidé de rentrer en vélo jusqu’à Narbonne. Le temps gris de ce lundi n’empêcha pas un petit bain dans l’atlantique, bien moins folichon que celui de la Méditerranée, et le soleil reviendra l’après midi, le long de cette belle côte déchiquetée puis des rives de l’Adour et du Gave. Le reste du parcours traversera les Landes, le Gers, dont les innombrables collines réclameront au cyclo des efforts jamais longs mais trop souvent intenses, la Haute-Garonne, une toute petite partie de l’Ariège puis l’Aude et déposera, le vendredi 24 août, un cyclo heureux devant la gare de Narbonne, à 13 heures sonnantes.

Pour plus de détails vous devrez patienter jusqu’en décembre. En attendant, deux tableaux vous montreront les étapes et les cols franchis. A ce propos, j’en ai trouvé 30 pour le «prix» de 28 mais quand on aime…

Donc, une très belle aventure à conseiller à tous ceux qui aiment allier grandeur des paysages et «huile de genoux» !

 

Les photos : si c'est pas du Cyclotourisme ! 

 

Itinéraire

Vendredi 10 août 2012 : Voyage aller Marseille – Cerbère (train et hébergement à l’hôtel)

1ère Partie : Raid Pyrénéen Cerbère - Hendaye

Jour

étape

Hébergement

Cols

kms

Samedi 11 août

Cerbère ð Prades (66)

Camping

 4

131

Dimanche 12 août

Prades ð Ax-les-T. (09)

Hôtel

 4

  96

Lundi 13 août

Ax ð Vicdessos (09)

Camping

 2

  69

Mardi 14 août

Vicdessos ð Augirein(09)

Camping

 4

  94

Mercredi 15 août

Augirein ð Luchon (31)

Camping

 3

  71

Jeudi 16 août

Luchon ð Ste-Marie–de-Campan (65)

Camping

 2

  57

Vendredi 17 août

Ste-Marie-de-C. ð Arrens (65)

Camping

 2

  74

Samedi 18 août

Arrens ð Larrau (64)

Gîte d’étape

 3

109

Dimanche 19 août

Larrau ð Hendaye (64)

Camping

 6

128

Total

30 cols

829 kms

NDLR : la différence de kms avec le total annoncé provient des erreurs de route, des écarts (notamment pour l’hébergement) et des erreurs du programme, notamment «l’oubli» du Soulor.

2ème Partie : Retour Maison

Jour

étape

Hébergement

kms

Lundi 20 août

Hendaye ð Peyrohade (40)

Camping

  80

Mardi 21 août

Peyrohade ð Marciac (32)

Camping

138

Mercredi 22 août

Marciac ð Rieux-Volvestre (31)

Camping

120

Jeudi 23 août

Rieux-V. ð Montréal (11)

Camping

106

Vendredi 24 août

Montréal ð Narbonne (11)

 

  90

Total

534 kms

Retour en train Narbonne - Marseille vendredi 24 août

Au total : 1 363 kms en 14 étapes

Les géants de l'Aubisque

 

COLS

étape

Nom

Dép.

Altitude

1

Col de LIAURO

66

   380

Col FOURTOU

66

   646

Col XATARD

66

   752

Col PALOmère

66

1 036

2

Col de JAU

66/11

1 513

Col de GARABEL

11

1 267

Col de MOULIS

11

1 099

Port de PAILhères

09

2 001

3

Col de CHIOULA

09

1 431

Col de MARMARE

09

1 361

4

Port de LERS

09

1 517

Col d’Agnès

09

1 570

Col de Latrape

09

1 111

Col de la core

09

1 395

5

Col de Portet d’aspet

31

1 069

Col de Menté

31

1 349

Col du Portillon

Espagne/31

1 293

6

Col de Peyresourde

31/65

1 569

Col d’Aspin

65

1 489

7

Col de tourmalet

65

2 115

Col des bordères

65

1 156

8

Col du soulor

65

1 474

Col d’aubisque

64

1 709

Col de Marie blanque

64

1 035

9

Col bagargui

64

1 327

Col heguichouri

64

1 284

Col de burdincurutchéta

64

1 135

Col d’haltza

64

   782

Col de pinodiéta

64

   176

Col de St-ignace

64

   169

 

profil

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Publié par JiPi
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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 18:00

Je vous rédige puisqu’il n’y avait ni Denis ni Jipi pour la plume, un petit article sur l’épopée du tour du massif des Monges à 14 comme l’an dernier mais avec 2 cyclotes cette année.

En cette chaude journée du 4 août, nous nous sommes regroupés à Malijai à 7h30. Malgré un lever matinal et l’effort d’avoir pris la route, nous avions tous le sourire, ravis de nous retrouver sur le parking du village. L’œil de certains brillait déjà à l’idée des futures grimpettes et des folles descentes avant même d’avoir gouté à la souffrance.

C’est un groupe homogène qui s’achemine vers le 1er col après avoir traversé Sisteron et Clamensane. Les retrouvailles sont propices aux conversations, et certains ne sont pas muets, mais je ne cite personne… Je fais 1pour ma part un peu plus connaissance avec Béatrice qui s’émerveille au passage des nombreux chardons qui jalonnent la route. Il fait beau, l’air est presque tiède, les odeurs nous chatouillent les narines, nous sommes grisés une fois de plus. La gourmandise des grands espaces n’a pas de limites. Après un rythme tranquille, le col des Sagnes se profile à l’horizon. Le groupe peu à peu se disloque. La dénivelée est à 9%, et il fait déjà 31°C. Le soleil me brule les reins, je fonds à chaque tourniquet. Michel me double et m’encourage au passage : « allez Nadine, tu es bientôt en haut ! » Cette chaleur est insupportable et la journée n’est pas terminée.

A Turriers, quelques sherpas s’en vont faire le plein des bidons tandis que d’autres dont je fais partie s’avancent. Avant le col des Garcinets, mon gruppetto s’arrête près d’une fontaine qui coule à flots : un mirage ! Nous faisons quelques ablutions et repartons rafraîchis et requinqués. Les sherpas à fond de train ne tardent pas à nous rejoindre et nous tendent les « gourdes pleines ».

« Merci c’est gentil, mais on n’a plus soif !

-        Ah bon ?!?

-        Vous n’avez pas vu la fontaine un peu plus bas ? L’eau était fraîche… »

Le col des Garcinets est un jeu d’enfants, nous sommes bien affûtés après la difficulté précédente. Les paysages sur le plateau sont pure merveille, c’est une déclinaison de couleurs digne d’un tableau d’impressionnistes. Jean et Louis ont fait des photos. Notre bonne humeur ne nous a pas quittés et elle redouble devant les pâtes aux morilles ou le jambonneau aux lentilles (dont la couenne a mis en transe Olivier) à Selonnet. Un moment de détente et de convivialité sous la tonnelle, arrosé de demis ou de vichy pour Louis et moi. La table est animée, le sujet principal de la conversation est le col du Fanget (1459m). Je devine peu à peu que c’est une épreuve et presque un examen de passage… Le repas 2progressivement n’a plus de saveur, mon estomac se resserre, et je m’évade dans une sorte de transe menant un terrible combat intérieur. Jean et Jacques échangent : « on peut faire le tour, ce sera moins dur. » Entendant les paroles de mes sauveurs, je reviens à la réalité. J’ai 2 appuis pour me dégonfler ouvertement. Mais devant la liesse et l’engouement général, et avec beaucoup d’amour propre, je virevolte et accepte de suivre tous ces costauds. Je croise Yves avant le départ qui me souffle : « je ne sais pas si je vais arriver à le monter ce col ! » CRAC ! Je me fais un gros coup de stress, j’y vais/j’y vais pas…tant pis j’y vais. Pardon Jean d’avoir changé d’avis.

Avant l’ascension du col, Pierre crève à point nommé (il avait dû trop manger). Merci Pierre, tu me laisses une longueur d’avance. Il fait 36,4°C (le Garmin affichera même un résultat à 37°C dans son rapport) nous grimpons tels des pénitents, totalement affligés par la raideur de la pente. Le paradis ça se mérite. Personne ne se regarde, chacun est dans sa propre roue, et le compteur ralentit à vue d’œil. Pour ma part, il s’est même arrêté sur 10m, je n’allais pas assez vite selon Jacques. Tant que ce n’est pas le cœur, aucune crainte. A la moitié du chemin, nous avons mis pieds à terre (Jean, Jacques et moi) quelques brèves minutes, et recherché le souffle à l’ombre d’un arbre. Des minutes incroyablement rédemptrices qui nous ont permis d’atteindre notre but. Liesse générale avant la traditionnelle photo, et challenge réussi pour tous.

Nous avons entamé notre folle descente vers les clues tels des chiens fous, chacun s’en donnant à cœur joie, c’est la suprême récompense après l’effort.

Retour via Digne en fin d’après midi, il fait soif ! Après 3l d’eau ingurgités au cours de la journée, je remercie l’inventeur du Coca, pendant que d’autres bénissent l’inventeur de la bière.

Une belle journée passée en compagnie de Béatrice, Jean R, Louis G et son fils Pascal, Yves, Olivier, Pierre, Michel G, Bernard, Jean-Louis, René G, Fred, et mon Jacques.

Merci à Louis pour ses photos qui viennent illustrer mon papier.

3

Au coeur des Monges

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Publié par Nadine
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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 07:17

ardeche12 3736

Une nouvelle fois sur proposition de Pierre Moutin, nous sommes invités pour un séjour de deux jours en terre Ardéchoise, plus précisément à Lamastre (07) pour deux sorties très touristiques.

    Je vous ai souvent conté par le détail les nombreuses randonnées auxquelles j’ai participé, mais pour celle-ci ce ne sera pas le cas. J’ai usé du mot « séjour » car de l’Ardèche, je n’ai parcouru que les quarante kms de Valence à Lamastre en passant par le col des Fans en voiture. Aller et retour car une mystérieuse maladie m’a cloué au lit la journée de samedi. Une route bien belle, très boisée et si les 150 kms qu’ont parcourus mes collègues en passant entre autre par le Mont Gerbier des Joncs et de nombreux autres cols (douze au total pour un D+ de 2700m) étaient semblables à ceux-ci, la balade devait être très bucolique. Vent et froidure au Mt Gerbier des Joncs (1416m), repas à St Martin de Valamas en place publique, voici quelques échos reçus de mes amis. Thierry également indisposé ainsi que Pierre n’a pu faire la totalité du parcours proposé mais a fait tout de même 120 kms.

  Si vous le souhaitez, je peux vous décrire la chambre que je partageais avec Jean car j’y ai passé plus de 24 h. Très spacieuse, literie confortable, commode, placard, salle de bains immense, télévision, wifi, vue sur piscine etc… La couleur et motifs de la tapisserie, je ne sais plus et pourtant plus de 24h à la contempler je devrais m’en souvenir ; colique, nausée, vertige m’ont fait garder le lit. Thierry en mère poule m’a fait prendre quelques médicaments, moi qui n’ai consulté un médecin que pour prendre la licence, car jamais souffrant. Comme Jérôme, je ne supporte pas les voyages. Albertville et Lamastre mêmes symptômes ; moins cinq qu’ils appellent le 15 pour hospitalisation, j’étais à l’article de la mort paraît-il. A leur retour de leur randonnée ils m’ont rendu visite et m’ont trouvé si mal en point qu’ils ont failli organiser une veillée… non je plaisante, mais comme il se dit à Marseille quand on dit de quelqu’un qu’il est fatigué c’est qu’il a un pied dans la tombe.

P1020585   En bon président, Thierry m’a apporté du riz blanc et un peu de pain pour reprendre quelques forces. Je n’ai pu descendre saluer notre ami Edgar et son épouse venus en voisins dîner en ce samedi. C’est Edgar qui passa après le repas me saluer et m’offrir des nougats pour me retaper. Merci cher ami.  La nuit se passa calmement. Au réveil ça allait bien mieux. J’aurais bien fait un petit tour de vélo pour faire tourner le sang, pour éliminer les toxines mais la sagesse et les amis me l’ont déconseillé. Après le petit déjeuner nous plions bagage et retournons vers Marseille.

Je connaissais quelques noms de villes ardéchoises, des sites renommés, mais je n’avais  jamais mis les pieds en Ardèche. L’essai ne fut pas un succès, il faudra y remédier et ne pas rester sur un échec. Si les plus anciens en avaient fait le tour, les plus jeunes viennent d’y passer deux jours. Nous remettrons ça une autre année.

Les présents : Thierry-Olivier-Michel-Patrick G- Jean-Louis J-Gérard-Pierre-Jean Y- Denis

PS : Je recommande l’Hôtel des Négociants 14 Place Rampon à Lamastre (07270) à des cyclos qui voudraient sillonner la région.

P1020553P1020530P1020576 

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Publié par Denis
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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 11:49

 

ardeche12 3724 Par cette terrible nouvelle, Catherine GENDRE nous assomme au retour de notre belle et fraîche randonnée au sein de l'Ardèche septentrionale.

 

En ce matin du samedi 21 juillet nous avons laissé Denis patraque dans sa chambre de l'hôtel des négociants à Lamastre. Vertiges et vomissements le clouent au lit.

Cela sent l'intoxication alimentaire.....

Je vous rassure, depuis l'ami Denis est complètement rétabli; la preuve, nous avons tombé un savoureux rosé du Ventoux hier midi à Calas, au retour de la Cride !

Ce contretemps est donc oublié, hormis le fait que Denis a parcouru 500 bornes pour amener les copains dans le Vivarais où il n'a pas pu posé les fesses sur son vélo.

 

Revenons donc quelques lignes sur ce magnifique parcours qui est une version légèrement édulcorée de la célèbre « Ardéchoise », cyclosportive aux 12000 participants que votre serviteur a eut l'honneur de boucler en 1992, me semble-t-il, pour faire plaisir à un collègue receveur des Postes au village de St-Victor, près  de St-Félicien ( départ de l'épreuve).

 

Je rappelle à nos fidèles lecteurs que Pierre MOUTIN est à l'origine de cette proposition qui  jalonne parmi d'autres son entrée dans le club des nonagénaires, pardon des sexagénaires.

 

Par 13° Celsius le G.O, son acolyte Patrick, Michel G.,notre président, Jean Y., le trésorier, Jean-Louis J. et moi-même attaquons hardiment le col des Nonières (671 m), amuse-gueule  avant le col de Mézilhac ( 1149 m) qui s'étire sur 22 km. A cet endroit, je signale que l'organisation de la cyclosportive aiguille obligatoirement les retardataires vers les petits parcours....

 

Nous, cyclotouristes, bavassons ½ heure au Cheylard avec un cafetier, ardent défenseur de son Ardèche, avant de se coltiner avec cet interminable Mézilhac, où un froid vent du nord nous cueille.

 

Patrick survole l'ascension en vue du maillot à pois.

 

P1020538Après un regroupement général au sommet, le vent souffle désormais violemment. Les vaillants guerriers que nous sommes amorçons l'enfilade de cols qui mène au Gerbier de Jonc ( 1416 m), source de la Loire et lieu de partage des eaux, bande d'ignares.  

 

La température ambiante n'étant pas vraiment propice aux agapes, nous décidons de plonger sur St Martin de Valamas, 79ème kilomètre du parcours qui en compte 150.

Nous laissons sans remords Arcens et son eau minérale.

A 12h30 le Chevalier Blanc nous accueille en terrasse, globalement abritée.

C'est à l'unanimité que nous nous octroyons un tajine d'agneau devinez à quoi... la châtaigne, économie locale oblige.

 

Un petit rosé pour le sucre et un petit café pour la tonicité; nous voilà repartis sur la route de St Agrève et du col de Clavière ( 1088 m). 528 mètres de dénivelée en 17 km, voilà qui réveille les cuisses.

 

Une petite descente nous amène à Malleval (720 m) avant d'effacer une simple formalité:

le col de Rochepaule à 891 mètres.

 

Il reste ce qui est à mon avis le plus gros morceau de la journée: le col de Lalouvesc, non pas pour ses 400 m de dénivelée en 9 km, mais pour ses longues portions à 7 ou 8%.

 

Une des nombreuses joies du cycliste demeure le passage de cols en descente, c'est ainsi que nous avalons le col du Faux (1025 m) en 17 mètres de dénivelée et laissons le col du Buisson (920 m) sur notre gauche, avant de rallier Nozières et Lamastre par un long faux plat descendant.

 

Bilan: 150 km et pas loin de 3000 m de dénivelée.

1 intoxiqué.

1 mal aux genoux.

Aucune crevaison.

 

J'ai aimé cet hôtel aux chambres spacieuses et confortables, aux prix raisonnables; sans parler des caillettes et des criques.

On ramènera Denis en Ardèche, c'est promis.

 

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Publié par Van Wervein
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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 22:32

Ile d'Arousa, Galice

 

… mais pas les cyclos, qui ont poursuivi leurs sorties du samedi et du jeudi, et peut-être même du dimanche, ni les blogueurs Van Wervein, Denis et Nadine, qui ont écrit trois intéressants posts que vous allez très prochainement pouvoir commenter. Sans parler de la quatrième oeuvre, également de Nadine... mais pour vous en délecter, il vous faudra attendre les soldes d’hiver… suspense…

 

 

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Publié par Anne
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 22:06

P1020390C’est au nombre de onze que sur une proposition de Pierre Moutin, organisateur de dix Gauthier/Moutin et cinq Moutin-Moutin à ce jour, que nous nous retrouvons à Guillestre (05) le Vendredi en fin d’après midi pour le lendemain essayer d’aller gravir le col d’Agnel (2744m) et le col d’Izoard (2361m), col mythique du tour de France où s’affrontèrent les Bobet, Coppi, Bartali, Anquetil, Gaul, Thevenet etc… sur une distance de 122 kms et environ 3000m de D+.

Donc pas d’absence au rassemblement, les vélos sont rangés, les chambrées constituées,  l’Hôtel « le Chalet Alpin » qui nous reçoit s’avère très confortable et l’accueil chaleureux ; nous allons avant le dîner faire un petit tour en ville et prendre l’apéritif au bar où en 2007 lors du centenaire de l’ASPTT nous avions fait une longue escale forcée à cause des intempéries. En curieux je suis allé revoir les lieux où nous avions passé une paire d’heures à nous réchauffer, à nous sécher, à nous sustenter et sur le billard cartes déployées à trouver un itinéraire B. Si les propriétaires ont changé la salle est identique et le plancher que nous avions bien trempé est toujours là. 

P1020418Lors du repas, il a été beaucoup question de cols, de braquets de tant de moments de vélo qu’au coucher c’est comme si nous avions pédalé toute la journée, épuisés. Au réveil, le ciel est d’un bleu limpide, la température est fraiche, pas de vent. La journée s’annonce parfaite si le temps se maintient au beau mais nous sommes en montagne et il faut aussi penser aux orages.

Petit déjeuner à 7h30, départ à 8h00 mais certaines oreilles n’ont pas tout compris. Nous prenons 30 minutes de retard car c’est à 8h30 que le gros de la troupe se met en route pour aller affronter les pentes du col Agnel. Le soleil n’étant pas au zénith, la vallée le long du Guil tumultueux est à l’ombre et le fond de l’air est frais. Les premiers kilomètres sont faciles, la route est bonne, ça file bon train. Nous récupérons Pierre et Jean en haut d’une bosse, admirons Château Queyras ainsi que Molines en Queyras d’où part J-Louis car il ne veut pas nous faire attendre au sommet du col d’Agnel. C’est de Ville-Vieille peu avant Molines que débute le col pour une ascension de 21 kms. Que la montagne est belle chante Jean Ferrat  et c’est bien vrai dirait la mère Denis. Pâturages, forêts, du vert, de l’air pur, des ruisseaux, des cascades, des bovins. C’est parfait mais la montagne, ça se gagne et pour arriver au sommet il faut appuyer fort sur les pédales avec des pentes à 7% et des passages parfois à 10% mais aussi des moments de récupération. Les 5 derniers kilomètres, plus arides et à fort pourcentage, nous font ahaner. Les purs grimpeurs sont déjà loin, je reste en compagnie de René qui est dans son « jardin » car il le connaît bien, Gérard, Pierre, Thierry 2, un peu plus à l’avant Béatrice et Jacques en binôme. Des grappes de cyclos redescendent bien couverts, en levant la tête nous apercevons le passage du col, on voit briller au soleil les voitures des touristes. Nous mettrons environ deux heures pour atteindre le col, peut-être le deuxième plus haut après le col de l’Iseran (2770), si on occulte la Bonnette (2802). Du vent froid nous accueille, il faut se couvrir avant les traditionnelles photos et  après avoir admiré le paysage descendre vers St-Veran, plus haut village d’Europe.

Fatigue, froid, on claque des dents, on a l’onglet pour atteindre Fongillarde., et par un chemin vicinal, la route des amoureux, conseillé par Jean Ch, nous rejoignons St-Veran. Bonne route au milieu des sapins, un peu raide parfois mais quel plaisir pour les yeux et le nez. Voici St-Veran, que nous traversons à vélo, beaucoup de touristes, d’échoppes d’artisans, des restaurants. Notre halte déjeuner se fait dans ce site. Très bonne ambiance à table, les langues vont bon train et chacun conte à son voisin ses impressions sur le col. J-Louis pour son anniversaire nous offre les boissons, voilà un homme généreux. On y va du plat de pâtes, aux ravioles, au plat de croizets inconnus du président, et du traditionnel steak-frites. En dessert, tarte aux myrtilles, glace, café, c’est ainsi que je conçois le vélo.

P102039814h00, mise en route car nous n’en sommes qu’au demi défi. Après les hors-d’œuvre, nous allons attaquer le plat de résistance, le col d’Izoard (2361m), ce haut lieu légendaire marqué par les exploits de Coppi, Bartali, Bobet et d’autres comme Merckx et  B. Thévenet dans l’univers étrange de la Casse déserte. C’est en Juillet 1922 qu’il fut gravi pour la première fois dans une étape du TdF, Nice-Biançon (274kms) à 21,4 de moyenne et c’est le belge Philippe Thys qui le franchit en tête pour la première fois. Nous y sommes à quelques jours près 90 ans plus tard mais certainement avec un bien meilleur revêtement et de meilleures montures. Mais notre moyenne sera bien inférieure, donc n’est pas coursier qui veut, ou qui croit l’être.

Un peu de vallée en faux plat descendant pour chauffer nos muscles avant de prendre sur notre droite par la D902 la direction du col. 14,4 kms d’ascension. 6 à 7% au départ pour atteindre Arvieux (325h) qui, bénéficiant des avantages climatiques du Queyras, s’est développé en  tant que séjour estival  et comme centre de sport d’hiver.  Au-dessus, le hameau de La Chalp qui abrite la coopérative « l’Alpin chez Soi »  où l’on fabrique des jouets en bois décorés à la main. Les groupes se forment. Les bons grimpeurs partent en éclaireur, Olivier attend Pierre, Denis attend Thierry, il faut s’entraider et surtout ne pas laisser un collègue seul. Voici Brunissard et ça devient sérieux avec du 10% rappelant un certain Ventoux. A notre allure, nous profitons du paysage, tout doucement avec quelques haltes pour récupérer nous atteignons la Casse déserte, un paysage absolument unique, comme si on arrivait sur une autre planète, un aspect lunaire où ne subsistent que quelques sapins faméliques, la végétation s’est évanouie.  Nous sommes au milieu de rochers aux formes bizarres, pics et arêtes dressés par l’érosion au cœur de cette étendue désolée de rocailles et d’éboulis.

P1020411On ne peut passer devant la stèle dédiée à Coppi et Bobet sans d’abord avoir une pensée pour ces géants de la route mais également pour faire des photos avec Thierry. Nous ne sommes plus loin du sommet, quelques virages en épingle, la pente se fait plus douce et nous voyons enfin le chalet et la colonne qui en déterminent le sommet. Brrr, il souffle à cette altitude un vent froid. Rassemblement pour immortaliser par plusieurs photos notre passage avant de se couvrir pour dévaler à grande vitesse cette pente qui nous a fait tant souffrir. Rien à voir avec notre descente de 2007 où la pluie et le froid m’avaient tétanisé.

Regroupement en bas de la pente avant notre retour vers Guillestre. Gérard explose le pneu arrière, seul incident de cette randonnée. Réparation faite, tout en suivant le cours du Guil en légère descente sans trop de difficultés nous parcourons les 20 kms pour rentrer au bercail. Maintenant, on peut mettre la « plaque ». Il est à noter que sur ces deux cols, des bornes circuits et bornes ascension sont disposées, pouvant rassurer ou inversement décourager si les jambes sont vides et la tête à l’identique.

Il est 18h00 quand nous rangeons nos vélos. Une bonne douche et un bon apéritif en ville pour mettre un terme à cette belle journée. Malheureusement, notre séjour en montagne est bien trop court. Le lendemain quatre « gaillards » vont grimper le col de Vars (2109m), 19 kms de montée : René, Jacques, Thierry (2) et Béatrice. Ils en prennent pour leur argent, c’est bien ainsi. Quand on aime le vélo….

Pour les autres, c’est un retour à la réalité, Marseille sa chaleur et ses embouteillages, Thierry part en congé avec sa famille, Jean Y. change de département mais reste au bon air et en montagne. Le prochain projet se trouve dans l’Ardèche sur un circuit de l’immense ardéchoise. Sinon, sur nos circuits marseillais pour ne rien perdre de notre forme actuelle et de nombreuses heures devant la télé pour suivre les exploits des professionnels sur le Tour de France.

Merci à l’ami Pierre pour l’organisation de cette sortie.

Agnel/Izoard : 122 kms-D+ : 3100m-6h42’ - Moy : 17 - T ° Moy : 22,1° - Mini : 13° - Max : 33° 

Participants :     Auriol-Berthomieu-Boulet-Grassi-Jouve-Motte-Moutin-Peralez-Sola-Yeghiazarian- et Béatrice Roudière.

La vidéo de Thierry

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:20

  

Roue130

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 Le numéro 130 est en ligne !

 

 

    

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 08:45

P1020342En ce dernier jour de Juin avant peut être de partir en vacances, au calendrier de la section  nous est proposé  la grimpée du géant de Provence  par Bédoin, la plus difficile. En 2011 par Sault, en 2013 nous essaierons Malaucène, ainsi nous aurons fait les trois possibilités d’ascension. A moins que la RF nous soit ouverte, empruntée lors de Marseille-Mont Ventoux-Marseille, une organisation ASPTT.

Masochisme : Comportement d’une personne qui trouve du plaisir à souffrir, qui recherche la douleur et l’humiliation.

Il faut être « maso » pour aller souffrir sur des pentes de 10 ou 14% sur plus de dix kilomètres, le restant des vingt deux kms proposés n’étant pas en dessous de 7%., Puisque vous pratiquez le vélo, bien installé dans votre canapé vous avez dû vibrer aux exploits des professionnels à la télévision, suer sang et eau à la conquête de ce mont chauve, aux exploits de J-Fr Bernard, Richard Virenque, Pantani ou Lance Armstrong et bien d’autres pour les plus anciens et aussi entendu parler  de ceux qui se sont effondrés comme Ferdi Kubler,  Malléjac, Eddy Merckx après sa victoire en 1970 ou qui y ont laissé la vie comme Tom Simpson en 1967.

VTX12 059Ne nous comparons à ces athlètes, soyons humbles et avec humilité nous allons essayer de grimper ce Mont Ventoux où parfois le mistral pousse des pointes à 200 km/h, une altitude de 1912 m déclarée par le Tour de France mais il paraît beaucoup plus haut. C’est une verrue, une hérésie géographique.  Il est plus meurtrier pour les cyclistes que la face nord du Galibier et ses neiges éternelles, plus éprouvant que l’Izoard et sa case déserte, plus impitoyable  que la chaussée de l’Alpe d’Huez et ses 21 virages.

Nous avons rendez-vous à Apt et c’est un peloton composé de 13 sociétaires renforcé de 3 invités qui prend la route. Certains sont là en toute innocence comme moi pour n’avoir jusqu’à ce jour jamais gravi ce mont par cet itinéraire, d’autres veulent savoir s’ils n’ont rien perdu de leur forme physique du temps de leur jeunesse. En hors-d’œuvre, nous franchissons le col de Murs où nous rencontrons le club de Bizanos (64) fort d’une quarantaine d’unités tout de jaune vêtu qui comme nous s’en va découvrir le Ventoux. Nous faisons un bout de route ensemble et divers arrêts pour regroupement nous séparent. Les retrouvailles avec certains se feront dans les portions les plus pentues avant le Chalet-Reynard. Nous passons Venasque, Mazan où une fontaine est la bienvenue pour remplir les bidons et à l’heure où les gens sont attablés pour prendre l’apéritif avant de déjeuner en terrasse nous passons Bédoin (296 m), la pente est encore douce à la sortie de ce joli village aux consonances exotiques, resserré sur des maisons en pierre, la route s’enfonce dans une forêt de cèdres et de mélèzes. Voilà Ste Colombe, quelques hectomètres plus haut le fameux virage en épingle de St Estève et le pourcentage s’accentue. Tout à gauche sur le 30 x 28, aucun regret de l’avoir monté une semaine auparavant.  Je ne le quitterai plus jusqu’au Chalet. Une fontaine délivre un mince filet d’eau et nous nous arrêtons pour compléter les bidons car il fait bien chaud même si la plupart du temps nous avons de l’ombre mais sans aucun brin de vent.  Le « solitaire » Jipi qui campe à Roussillon ferme la marche, Patrick G se sentant en retrait préfère se retirer, les plus jeunes sont déjà bien devant, chacun pour sa pomme, chacun avec ses forces et sa volonté. Notre président Thierry gère au mieux car il n’a pas le profil du parfait grimpeur. Je suis dans la roue de Noël, quelques mètres plus haut Béatrice qui peut enfin user de son 28 dents (34 x 28) et Grégory qui me semble facile. La devise étant dans le monde cyclotouriste de ne laisser personne seul j’opte pour de multiples arrêts et attendre Thierry mais MtVentouxIMG 2711honnêtement pour souffler un peu. Les reprises sont délicates. Aucun répit, toujours en prise nous passons les plus anciens et moins bons grimpeurs du club de l’Avenir de Bizanos, nous nous encourageons et certains de dire que cette fois-ci est la dernière. Parole de cyclo. Un gâteau, un coup d’eau, un œil aux bornes et au compteur qui a du mal à atteindre les 7km/h, cela me rappelle la montée du col de Moutière où je dus user sur la route les socquettes de l’ASPTT ma foi très solides.  Pas un mètre en dessous de 10%, à chaque virage on pense pouvoir se refaire un peu la cerise et malheureusement il n’en est rien. Les encouragements pour les pros sont encore inscrits sur la chaussée et à mon allure j’ai le temps de recomposer le peloton. En 1958 Charly Gaul mit 1h02’ pour atteindre le sommet en ayant eu une fringale à 2 kms, quant à moi il m’a fallu 2h25’ de pédalage sans compter les nombreuses haltes. Pente un peu plus douce pour arriver au Chalet le Bienvenue où une partie du groupe attend. Sont-ils là depuis longtemps ? Certains sont partis vers le sommet et son antenne. Avec Gérard et Pierre, nous prenons une boisson en attendant Thierry et JiPi qui en font de même. Bien requinqués sur une pente moins abrupte, nous terminons les six derniers kilomètres dans ce no man’s land saisissant, une sorte de glacis disgracieux, hallucinatoire, il n’y a plus aucune végétation, plus d’abri, pas âme qui vive, de la caillasse et rien d’autre. Les photographes sont là pour immortaliser notre ascension, voilà la stèle de Tom Simpson, celle du Gaulois, du club Belge, le sommet n’est plus très loin. Je m’arrête à l’observatoire et dis à une Barcelonnette que Restefonds/Bonnette est bien plus facile que cette montée, voilà Thierry qui passe, encore un petit effort, le virage à droite et la ligne d’arrivée. Poussons un ouf de soulagement, fatigués, parfois un peu découragés, très « masos » mais quand devant une bière fraiche et dans son fauteuil on admirera les champions on saura maintenant combien il est difficile de conquérir ce Ventoux. Pour la photo souvenir, le groupe n’est pas au complet car certains sont de retour au chalet pour casse-croûter. Nous les retrouvons quelques minutes plus tard pour une tablée de 15 personnes. A chacun son menu et sa boisson favorite.

P1020353P1020354Durant la pause repas, chacun raconte à son voisin de table comment il a passé ces redoutables pentes, ses impressions, sa souffrance. Le retour se fait par Sault. Dans la descente, je me laisse déporter dans un virage, la gravette m’attend et j’y vais de ma petite chute sans gravité, un peu de vernis enlevé, pour garder  gravé dans ma chair plus très tendre le souvenir de cette randonnée. Un coup de reins pour rentrer dans Sault. Tout se passe presque en descente puisque en 60 kms nous n’ajoutons que 215 m de dénivelé aux 2275 m déjà acquis au Chalet Reynard. Saint Jean de Sault pour remplir bidons et se rafraîchir à la belle fontaine. Je roule avec l’imprévisible Jipi que je perds avant St Saturnin les Apt d’où il doit rejoindre Roussillon. Seul Noël m’attend. Enfin une route bien asphaltée car le moins que l’on puisse dire nous n’avons pas trouvé dans  ce riche département du Vaucluse de bonnes routes. Il est 18h00 quand nous rangeons nos machines. Les premiers arrivés sont déjà aux voitures après avoir pris la BBF. Un petit compte rendu à Pierre initiateur de cette sortie.  Avec Louis qui est monté par Sault, nous prenons un dernier verre et nous retournons sur Marseille.

 Malgré la souffrance endurée, une bien bonne journée. Je pense que le séjour à Guillestre le WE suivant pour grimper Agnel-Izoard sera moins pénible du moins je l’espère.

Apt-Bédoin-Ventoux-Sault-Apt : 138 kms   2490m D+  7h15’  19 km/h  T°Moy : 32°2

Participants :Auriol-Berthomieu-Bouquetot-Busti-Di Martino-Gallinari-Gendre-Maillard-Motte-Moutin-Peralez-Sire-Sola

Invités : Pascal Gallinari – Cyril (ami de Pascal) et Béatrice déjà présente à Serre Ponçon.

La vidéo de Thierry avec les paroles 

Les photos de Pascal 

Les photos de Thierry

LE MONT VENTOUX : Un inquiétant mont chauve

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Publié par Denis
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