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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 10:51


Un mal-aimé du club.
Depuis plusieurs années, nous commençons la grosse saison par le Mont Caume et la terminons par le Mont Faron. Jamais, nous ne poussons quelques kilomètres plus loin vers l'est pour nous attaquer au troisième larron des sommets toulonnais. Il est vrai que le bout de la route ressemble à une porte de prison, mais tout le reste de cette route est très pittoresque, Michelin le dit et je le confirme.

Lundi dernier, il faisait frais mais encore beau (cro-a), j'ai décidé de poursuivre ma quête des difficultés éludées avec cet objectif d'automne à ma portée.
Sur le chemin, à Aubagne exactement, j'ai fait moi aussi une brève rencontre : Christian M. et Jean-Louis J. , en route pour Saint-Jean-de-Garguier. Comme moi, ils avaient tenu compte des mauvaises prévisions météo pour le milieu de la semaine. Effectivement, en ce moment, je suis bien au chaud devant mon écran et dehors il pleut des cordes.
C'était bien une brève rencontre, j'ai poursuivi seul vers Cuges et le Camp. Mon plan étant d'arriver au pied du Coudon par l'est, j'ai tourné vers Signes et, pour éviter l'encombrée vallée du Gapeau un jour de semaine, je suis allé m'user dans les rudes bosses du Siou Blanc.


Ce que vous voyez là est mon arbre préféré du Siou Blanc, dans sa version pré-automnale.
A Soliès-Toucas, j'ai pris une petite route suggérée par openrunner qui m'a conduit presque juqu'à La Farlède. De retour sur la grosse départementale bordée par l'autoroute, j'ai trouvé la circulation acceptable, même dans la traversée de La Valette.
Il est toujours malaisé de comparer des ascensions. Celle du Coudon me semble un peu plus facile que celles de ses deux compagnons, quoique les deux kilomètres après le carrefour de la route de Tourris m'ont parus sévères (l'usure du Siou Blanc peut-être). A tout moment la vue est superbe et, ce qui ne gâte rien, le revêtement est excellent (rappelez-vous, dans le Mont Caume le tressautement est infernal même en montée).
Pas loin du sommet, 3 panneaux successifs vous dissuadent d'aller plus loin. Vous connaissez le truc, c'est cette histoire de propriété militaire. Mais je suis têtu, je suis allé me cogner contre l'épaisse porte en bois du fort, sans que personne n'y trouve à redire, même cette dame qui méditait en haut des remparts, côté prison. Je ne devais pas être le chevalier qu'elle attendait.
Mais de l'autre côté du parapet,


la Rade s'étendait à mes pieds et mes roues.

Mais voilà il était 12h30, déjà 91 km au compteur, il fallait que je songe à trouver une table pour calmer ma faim. Je n'ai rien trouver d'ouvert, même en m'enfonçant dans la banlieue ouest de Toulon. J'ai donc fait demi-tour pour prendre une traverse censée me ramener (au pif) sur la route du Broussan et, après quelques escalades inopportunes, je suis tombé pile sur le camp de base de l'ASPTT Marseille (13h05, 108 km et 1700 m). Vous connaissez les lieux : d'un côté le Bahou (vous me pardonnerez cette orthographe, mais dans la Manche il y a aussi des toponymes en ou qui s'écrivent et se prononcent hou ), de l'autre le fameux restaurateur moustachu. A une heure aussi tardive, un lundi qui plus est, la boulangerie était fermée. Je me suis donc rabattu sur l'atrabilaire aubergiste. Permettez-moi de vous donner le secret d'une communication fructueuse avec cet homme : il faut venir en petit nombre (1, cela marche) et se montrer disposé à ingurgiter le menu du jour. A ce prix (20 euros environ), vous pouvez poser votre vélo n'importe où sur sa terrasse.
Moi, par contre, je me suis installé à l'intérieur, ce qui m'a permis de jouir d'une décoration mystico-médiévale vraiment contre nature dans un bâtiment du plus pur style préfa : faux donjoms, fausse porte à grosse clé, faux étendards et faux écussons. En prêtant l'oreille aux discussions d'arrière-cour, j'ai compris que notre homme appartenait à une mystérieuse "compagnie", donc normalement enclin à respecter les fières devises de serviabilité, justice et amour inscrites sur ses oriflammes. Faites lui confiance...
En ce qui concerne le menu du jour, c'était coq au vin - pommes sautées. Parfaitement comestible, mais plus propice à la sieste qu'au vélo. Je dois dire que j'ai eu tout l'après-midi un poids sur l'estomac, particulièrement encombrant dans les bosses du retour (Corps de Garde, Belle Fille, Gineste).

Les mensurations des compteurs : 176 km et 2690 m, sensiblement supérieures à celle du software magique, dont voici la carte et le papier millimétré.

Vous ai-je donné envie, non pas de coq au vin, mais d'escalader un jour le Coudon, si proche mais si loin... ?



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Publié par Daniel
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thierry auriol 12/10/2011 20:22



voila Daniel le Coudon c'est fait !!!



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