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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 12:35

Sur une proposition de Pierre M. et un parcours tracé par ses soins nous ne sommes que quatre au départ de cette très belle randonnée et la première fois que nous gravissons par cette face mise en lumière pour une arrivée du Paris-Nice et du Dauphiné Libéré.

Seulement quatre : Pourquoi ?

    Deux causes principales : Suite à un mouvement de grève sur la « Loi travail » il y a eu la semaine précédente un manque d’essence dans les stations services  et la deuxième cause est que météo France sur internet annonçait de violents orages et nos sociétaires sont friands de cette application. Mais pour ceux qui arpentent la montagne les orages dans ces lieux c’est plutôt en fin de journée je crois ? Donc en fin de journée pour un raid de 140 bornes environ nous devrions être rentrés sauf gros pépins. Selon une expression souvent usitée il y a de plus en plus de « caramels mous » pour ne pas être grossier.

Donc les désistements se sont succédés aux désistements, Paulo le président, Bernard, Noël, Gérard et peut-être d’autres par texto. Je pense que le tord a été de proposer une sortie à la journée au départ de Marseille ce qui a pu attirer certains membres du club.

     Donc pour éviter une arrivée trop tardive cause orages annoncés l’organisateur Pierre évidemment déçu sort son sécateur très souvent employé maintenant pour enlever une quinzaine de kilomètres et le départ se fera de LIMANS cher à notre fringant secrétaire. Départ prévu à 7h30 pour une prise de café à St Etienne, 7,5 km en guise de réveil musculaire. Mais Patrick descendant du Devoluy et guidé par son GPS arrive avec un peu de retard. Même les GPS vous font tourner en bourrique, rien ne vaut l’ami-chelin comme le dit notre ami JIPI.

La Montagne de LURE depuis St Etienne les Orgues                                    Un organisateur déçu

      8h00 c’est le top départ. A quatre le peloton n’encombre pas trop la chaussée. St Etienne, boulangerie, café pris, la montagne de Lure est à deux tours de roue.  18 km de grimpée nous attendent, un départ un peu raide en compagnie d’un cyclo de Montélimar avec lequel je ferai toute l’ascension, 1h30 de bavardages. De mon point de vue c’est moins difficile que côté Valbelle, chacun son point de vue me direz-vous mais Pierre est de mon avis. Côté Valbelle c’est plus long (24 km) et la route moins bonne car de ce côté le revêtement est au top. Donc au milieu d’une forêt luxuriante par une température clémente sans vent et avec le 30x23 ou le 30x24 avec un seul passage à 10% mais assez court, le restant entre 7 et 8% avec les 2 derniers kilomètres à 4% c’est vraiment accessible à chacun d’entre nous. Les bornes kilométriques nous indiquent les pourcentages. Avec mon compagnon de route nous passons en revue tous les cols des Alpes du sud, Allos, Cayolle, Vars, Restefond, Bonnette, le très court mais difficile Pontis, les cols des Pyrénées, Tourmalet, Aubisque etc… et pour lui le plus difficile Marie Blanque. Au sommet de Lure nous avions un dénivelé phénoménal. Il grimpe bien, il a couru en FFC et en UFOLEP et adore découvrir d’autres cols, plus grimpeur que longues distances ; nous nous séparons au sommet en lui indiquant le chemin du retour vers St Etienne en passant par Peipin-Mallefougasse. L’attente n’est pas trop longue voilà mes 3 compagnons du jour qui arrivent roulant de front, allez faire cela à Marseille. Coupe vent enfilé nous nous laissons glisser vers le Pas de la Graille et nous sommes très prudents car le revêtement est de moins bonne qualité et des écorces de bois jonchent le sol suite à du débardage. Prudence, prudence. A Valbelle pause toilette et bidons remplis à la fontaine nous rejoignons la vallée du Jabron. Le ciel est toujours aussi clair. Les nuages sont sur notre droite nous filons à gauche. Tout bon pour nous. Mais il y a un peu plus de roulage que dans Lure mais tout est relatif.

La Montagne de LURE depuis St Etienne les Orgues                                    Un organisateur déçu
La Montagne de LURE depuis St Etienne les Orgues                                    Un organisateur déçu

Se pose la question restauration.

         Je propose de ne pas prendre de pause méridienne puisque le ciel peut nous tomber à tout moment sur la tête. Proposition rejetée à la majorité il y aura une pause casse croûte. Nous arrivons à Noyers sur Jabron vers 11h30 et d’après Pierre c’est le seul endroit où nous pouvons nous restaurer. Une épicerie-boulangerie en bord de route nous fournira tout le nécessaire pour un copieux pique-nique avec en plus le sourire, l’amabilité et le dévouement de la patronne qui viendra même nous apporter la pizza réchauffée sur le parvis de l’église juste en face où nous avons dressé notre table (banc public). Il nous faut mettre le couvre-chef car le soleil brille et au menu excusez du peu et tant pis pour le cholestérol : jambon cru, jambon blanc, fromages de chèvre, la pizza, gâteaux accompagnés de bière ou d’un rosé des Costières du Gard bien frais. Nous prenons même le café à l’intérieur. Une bonne heure d’arrêt et nous partons conquérir le deuxième col, le col de La Pigière. Pas de vent toujours du soleil, tiens un restaurant à St Vincent/Jabron  peut-être un peu trop loin, nous grimpons sur une pente à 3 ou 4%, roulons à deux de front, vers le sommet la pente s’accentue légèrement et en compagnie de Patrick j’atteins le sommet (968m). Le binôme Pierre-Michel ne tarde pas et nous immortalisons par photo ce passage toujours sous le soleil et le ciel peu encombré de nuages.  En route pour la fin du triptyque, le col du Negron qui semble plus costaud puisqu’il faut s’élever de presque 300m en 3km. Route toujours impeccable, pas de voiture la route nous appartient. Le 30x24 est nécessaire et Michel est ravi avec son compact d’avoir un 34x32 et Pierre le 30x30. Au sommet nous sommes accueillis par les applaudissements de quelques touristes (Bretons) qui faisaient une pause. C’est terminé pour les cols, nous devrions rentrer en descente, du plat ou presque mais nous ne sommes pas dans la Crau et il y a de temps en temps quelques mamelons à passer. Quelques gouttes s’invitent car nous passons sous un gros nuage, il faut mettre l’imper et comme souvent sitôt mis, la pluie cesse. Tant pis nous n’aurons que plus chaud avec. Nous reprenons une rincée, (chez moi une ramade) car nous allons plus vite que le nuage avant Revest du Bion et nous enlevons plus loin cet encombrant mais utile imper pour atteindre Banon, ses fromages, sa célèbre librairie, sa belle fontaine où il n’y a pas d’eau ce qui nous oblige à une pause bistrot, BBF + eau. En terrasse servis par l’aimable patronne dans un bistrot à l’ancienne avec tables de marbre et chaises qui vont avec, le Bar de l’Union, si vous passez à Banon vous pouvez y faire une pause vous y serez bien accueillis. Comme nous ne pourrons prendre la BBF de fin de rando à Limans nous remettons une tournée et un gros orage avec pluie et grêle éclate ce qui confirme les prévisions météo d’une durée de cinq minutes, le temps de se réfugier à l’intérieur. Pas d’arrêt bistrot, pas de pluie car trois kilomètres après Banon la route est sèche. Donc après le passage près du magnifique Rocher d’Ongles  nous filons bon train sur un faux plat descendant vers Limans et la côte qui cette fois-ci ne nous amène pas nous restaurer chez notre ami Jean R comme nous le fîmes, pour moi à deux reprises (voir le blog) mais à nos voitures pour un retour à Marseille. Vélos rangés, changement de tenue et chacun par son parcours préféré va rejoindre son chez soi.

Photos de Michel Gu

Photos de Michel Gu

Conclusion : Les audacieux, Pierre l’organisateur, Patrick, Michel Gu et moi-même (Denis) sont très heureux et ravis d’avoir pu accomplir ce nouveau parcours même si certaines portions sont connues.  Ont-ils été chanceux ? Certainement car comme dit plus haut les orages sont enfin arrivés mais en fin de journée, 18h-18h30 vers Manosque puis du côté du Pont Mirabeau éclairs, tonnerre, pluie et grêle me faisant stopper en attendant une amélioration. OK je ne me verrais pas rouler à vélo sous un tel déluge et nous n’aurions pas eu d’abri bus sur les routes parcourues pour nous abriter. Mais n’avons-nous pas fait les Gorges du Verdon sous l’orage ? N’avons nous pas descendu l’Izoard sous la pluie et le froid en 2007 (Centenaire ASPTT). Allons soyons plus audacieux. Ne regardez plus la météo et venez vous éclater sur des parcours nouveaux par respect pour ceux qui prennent la peine de les mettre en forme. Donc à bientôt pour le tour du lac de Serre-Ponçon depuis Tallard (05) mais avant le Triangle Provençal celui-ci au départ de Marseille ou Cadolive et s’il pleut vous pourrez toujours rester couché.

 

Lure-Pigière-Negron au départ de Limans (04) : 124 km   2230 D+  20,3 km/h  6h05’ de selle.

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Publié par Denis
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commentaires

Jipi 09/06/2016 18:29

Tout le monde est rentré vivant de cette aventure, c'est bien là l'essentiel !
je regrette peut-être que notre président n'ait pas été jusqu'à l'annulation de cette balade, certes magnifique, ce qui aurait évité certains doutes et peut-être certaines frustrations légitimes et qui n'aurait pas empêché nos Trois Mousquetaires de la jouer hors club, ce qui déjà arrivé par le passé;
Pour les difficultés des montées, je vais faire parler les chiffres des sites spécialisés : la montée Sud (la vôtre) c'est 19 kms à 6,01%, 1 141m de dénivelée, maximum à 10% alors que le Nord (Valbelle) c'est 25 kms, dénivelé identique, 4,56% de moyenne, maximum à 9%; donc c'est plus dur par St Etienne les Orgues mais plus long par Valbelle, scénario trèsclassique en montagne.
Un mot sur la partie que vous n'avez pas faite (Côte de Fontienne) : ce n'est pas de la tarte !
Donc une sortie superbe et costaude dont la reprogrammation a été il me semble actée en réunion mensuelle;
un peu d'humour pour finir : les caramels mous, plus on les mouille, moins ils deviendront durs !

Marc de LUC SUR ORBIEU 09/06/2016 16:14

C'est bien le problème des sorties organisées à l'avance : la météo. Il est vrai que c'est peu engageant d'aller rouler 140 bornes en risquant de prendre la pluie dès le 10° kilomètre. Ce sont les aléas du vélo. Jolie balade tout de même, beau dénivelé. On se dit à l'arrivée que "les absents ont toujours tort". Bravo aux valeureux qui n'ont pas eu l'appréhension de prendre le départ malgré le pessimisme des prévisionnistes.

Anne 09/06/2016 12:57

Bravo, audacieux caramel dur, tu as le Mental, selon une expression également en vogue chez certains hommes, les Vrais (oh, comme ils disent) ®ChA.
Pour ma part, même si ma condition physique m’avait permis de concrétiser mes velléités d’expédition à quatre (je reste persuadée, Joël, qu’on serait arrivés à caser même les vélos, j’avais fait des essayages ;) je ne serais pas allée jusqu’à risquer ma vie pour éviter de décevoir l’organisateur, malgré tout le Respect que j’éprouve pour lui (je me permets cette sincère flagornerie car je sais qu’il n’y a aucune chance qu’il la lise).
Mais tout est bien qui finit bien puisqu’à la fin de la journée, Chacun est rentré chez son Automobile ®Nougaro.

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