Samedi 26 septembre.
Les moustiques nous sucent déjà sur le parking du Barcarin, lieu de passage obligé pour traverser le Rhône vers les Salins de Giraud.
Notre pèlerinage annuel en Camargue rassemble lui aussi 21 participants, mais avec quelques « extérieurs » il est vrai.
Après le rituel café, nous quittons les Salins par le nord pour rejoindre les rives de l’étang du Vaccarès. L’allure est pépère, pour ne pas dire de sénateur, sans doute nos vaillants vététistes ont-ils peur de la dénivelée à venir !
Les naturalistes basiques que nous sommes remarquent les hérons cendrés ou pas, les aigrettes, les grues non urbaines (il faut réfléchir !) et autres flamants. Pour l’heure, nous rendons visite aux énormes carpes qui engloutissent voracement le pain jeté par les touristes du haut de la tour d’observation.
Cette année nous évitons les arènes Paul Ricard de Méjanes, ce qui nous permet d’arriver vers 11H30 aux Saintes Maries. Les clodos font leurs courses pour manger au bord de la promenade piétonnière du front de mer alors que la plupart s’installent à la terrasse d’un café. Pour un 2 octobre, il y a pas mal de monde dans les restaurants et dans l’eau ; il faut dire que nous devons taquiner les 30 degrés Celsius qui, ajoutés au 13° du Côtes du Rhône, nous donne environ 43°. Attention à l’hydrocution !
Après la visite obligatoire à la Vierge Noire, la partie technique commence.
Là où les innombrables camping-cars ne passent plus, le royaume vttiste débute.
Le jeu consiste à rester le plus longtemps possible sur le vélo en traversant les bancs de sable. C’est « fun » et sans danger, mais il faut impérativement des pneus à crampons, n’est-ce pas Thierry ?
Nous croisons de nombreux collègues. Le phare de La Gacholle est atteint sans encombre. Encore un petit effort et nous voilà à l’embranchement de Bauduc où se régalent d’habitude les kite-surfs, mais aujourd’hui il n’y a pas un pet de vent.
Ici se séparent les caramels mous de leurs confrères durs (locution Bernardesque célèbrissime), ces derniers décidant brutalement de suivre Michel G. dans de folles aventures côtières, en poursuivant le tracé de la digue à la mer jusqu’aux Salins de Giraud. Il va sans dire que je me joins volontiers à ce groupe, d’autant plus que Max, notre capitaine de route s’enhardit.
Michel crève sur un tronçon mal « pétassé » avec de grosses pierres qui n’ont pas été compressées par le rouleau. Nous arrivons à notre convivial bistrot une heure et demie après le reste de la bande. Double BBF bien méritée !
Total : 115 km, me semble-t-il et 9,32 mètres de dénivelée.
Nous traversons le Rhône avec le bac de 17H30….les moustiques nous attendent aux voitures.
A l’an que vén….
(Les photos sont rassemblées dans l'album Camargue 2009. Merci à Pascal G. pour ses nombreux
clichés)
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